Les nouvelles technologies : vers une évolution culturelle et cognitive – Conférence à La Sorbonne

Voici la vidéo du débat sur « Les nouvelles technologies : vers une évolution culturelle et cognitive » auquel je représentais Leonard à la Sorbonne dans le cadre de la Cité de la Réussite aux côtés d’Anne Lalou (Web School Factory) et Sophie Stanton (IBM).

La transcription « brute » à partir du sous-titrage automatique de YouTube vous donnera une idée des propos qui ont pu y être tenus.

« depuis 1989 des centaines d’acteurs du débat public sont venus échanger
avec des étudiants et un public toujours plus large année après année
tous ceux qui ont participé à la cité de la réussite ont modestement
essayer d’apporter leur pierre au débat citoyen partager des
connaissances s’intéresser s’étonner questionner apprendre et comprendre
les autres telles sont les valeurs simples que nous avons essayé de
promouvoir depuis deux décennies transmettre est consubstantielle à la
nature humaine qu’il s’agisse de la vie que l’on donne du savoir que
l’on partage des biens que l’on legs des rites et croyances que l’on
diffuse oralement ou par écrit la cité de la réussite est par essence le
lieu où se jouent toutes les gammes de la transmission on se presse au
débat pour recueillir la parole et la pensée de celles et ceux qui
s’oblige volontiers à transmettre leur expérience leurs réflexions leurs
solutions ou leur révolte [Musique] [Applaudissements] et vas y tire
quand on est engagé parce que vivre c’est choisir vous avez à dire
prendre des risques la réussite ou le succès c’est une succession
d’échecs qu’on surmonte contours il faut apprendre à apprendre j’ai un
rêve par la veille parler dans ce qu’elle est l’oeuvre d’art qui a pu
transformer les gens autant que je ne sais pas quoi les 35 heures ou la
retraite [Applaudissements] si ce n’était plus la solution mcdonald’s
qui triomphait manger la même chose penser la même chose dans tous les
domaines ça c’est le contraire de la cohésion cette mondialisation est
au contraire une grande source de diversité je crois aux intelligences
collectives ont fait partie de l’unité qui s’appelle l’humanité je pense
comment plutôt tolérance souvent on peut respecter quelqu’un qu’on aime
pas on ne peut pas aimer quelqu’un qu’on ait respectent pas la france
doit comprendre qu’elle est multiple et que la différence est une chance
chacun sait qu’il constitue un maillon et que si ce maillon faibli tout
s’écroule la lâcheté général à l’égard de la responsabilité politique
mais l’idée s’est installée que les hommes politiques sont complètement
déconnectés des réalités nous sommes entrés dans une autre siècle et
déjà est en danger [Musique] l’expérience c’est une lanterne qu’on a
dans le dos et qui éclaire le chemin parcouru la lutte contre
d’incertitude c’est ça notre destin l’avenir va être absolument
passionnant nous avons donc une heure et demi devant nous pour parler de
l’impact des nouvelles technologies sur nos sociétés et sur notre façon
de connaître et d’apprendre un sujet passionnant mais assez vaste donc
avant de vous présenter nos intervenants je vais rapidement introduire
le sujet et pour cela revenir en 2007 2017 c’est l’année de l’arrivée de
l’iphone un gadget qui a eu son petit succès ensuite et 2007 c’est aussi
l’année d’une conférence qui est donnée par michel serres et dont le
titre a inspiré la nôtre puisqu’il s’agissait de la révolution
culturelle et cognitives c’est une conférence dans laquelle michel
serres annonce à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle dit les
nouvelles technologies nous ont condamné à devenir intelligent donc nous
n’avons plus besoin de calculer plus besoin de mémoriser et en prenant
le relais l’ordinateur et nos smartphones en libérer nos capacités
cognitives pour l’imagination pour l’invention et cette rupture là dans
l’histoire de l’humanité pour michel serres ce n’est rien de moins que
la troisième révolution après l’invention de l’écriture est l’invention
de l’imprimerie alors bien sûr c’était il ya dix ans donc c’était bien
avant les progrès de l’intelligence artificielle que l’on connaît
aujourd’hui qui nous invite à redéfinir à nouveau le concept de
l’intelligence humaine puisque les machines deviennent capables de faire
depuis des des tâches de plus en plus humaine dont dans ce contexte pour
certains fusionner avec la machine serait la seule solution alors ça
c’est la vie de elon musk le très médiatique patron de tesla pour lui il
rêve de doper nos neurones en les connectant directement aux ordinateurs
pour qu’on ait un accès direct au cloud à wikipédia à google voilà pour
faire de nous des encyclopédies sur pattes mais pour rester un peu plus
dans le réel en tout cas dans un futur proche la question qui va nous
occuper maintenant si les nouvelles technologies ont signé l’avènement
d’un nouvel homme et de ce que michel serres appelle donc la petite
poussette que faut-il alors lui enseigner sous quelle forme selon une
étude plus de 85% des métiers de 2030 n’existe pas encore donc nous
allons vers l’inconnu comment on apprend et on enseigne quand on va vers
l’inconnu est ce que c’est en enseignant le code dès l’école primaire
est ce que c’est en adoptant tous les outils technologiques qui existe
voilà donc je vais sans plus tôt sans plus tarder pardon vous présenter
nos intervenants donc à ma droite anne la loue après un parcours dans la
banque d’affaires le développement d’entreprises vous dirigez
aujourd’hui la webschool factory une école donc de management qui forme
spécifiquement aux métiers du web et du numérique et c’est un cursus en
cinq ans donc vous m’expliquer que la première promotion vient tout
juste d’être diplômé vous allez nous en dire plus à ma gauche philip
devos vous pilotez des honnart léonard c’est une structure du groupe
vinci qui est dédié à l’innovation et à la prospective le but est de
faire de la veille sur les métiers du futur de la ville et de développer
des programmes d’incubation et d’accélération pour les start up vous
avez commencé votre carrière chez france télécom comme fondateur de
wanadoo et juste avant léonard vous étiez vous vous étiez en charge du
volet économie numérique à caisse des dépôts et enfin cet office sophie
stanton vous avez passé 17 ans en irlande pour get away northern telecom
puis ibm et vous êtes aujourd’hui la directrice marketing et
communication 2e div et m france et je rappelle en deux mots que ibm
pour le sujet de l’intelligence artificielle qui va nous occuper tout à
l’heure ibm mise sur l’intelligence artificielle depuis une vingtaine
d’années voilà alors vous vous rappelez simplement en une seconde et
après on passera en question le déroulé de ce débat nous allons donc
d’abord échanger avec nos intervenants puis ce sera la parole aux pannes
alliés au premier rang qui a préparé ce débat en amont et en troisième
partie ce sera donc à vous de poser toutes les questions que vous
voudrez la première question est pour sophie stanton j’aimerais qu’on
revienne avant de parler de l’adaptation à cette transformation que nous
vivons en fait que nous la définition donc pour vous en quoi en quoi
consiste cette révolution culturelle et cognitives à laquelle nous
assistons d’abord bonjour à tous et à toutes je remercie m accueillir
aujourd’hui je suis ravi d’être là bien pour moi on est entré dans la
quatrième révolution industrielle est en fait c’est la première fois
dans l’histoire qu’il ya une révolution industrielle en fête prend ses
racines dans l’émergence non pas d’une nouvelle énergie mais en fait
dans l’émergence on va dire dans le potentiel même de nouveaux
phénomènes technologiques donc il ya eu la première révolution
industrielle qui je vous le rappelle en fait s’appuyer vraiment et se
ressourcer sur l’eau et la vapeur et qui en fait mécanisme à mécaniser
toute la production la deuxième révolution industrielle elle était basée
plus en fait sur les énergies électriques et elle a permis en fait de
créer la production de masse la troisième révolution industrielle elle
elle s’appuyait sûr on va dire les enfants dans la technologie de
l’information et puis sur des mécaniques et en fait elle a permis
l’automation l’autorisation des productions et puis pour finir
aujourd’hui on rentre dans la quatrième révolution industrielle qui est
aussi appelé l’industrie 4.0 qui elle se base sur le numérique et qui en
fait est en train de bouleverser toutes les industries dans tous les
pays donc effectivement quand on regarde cette quatrième révolution
industrielle et qu’on se demande comment elle va en fait faire évoluer
demain à la culture et l’impact qu’elle va avoir se dit que ça ne peut
être qu’un changement profond qui est déjà entré en fait de changer nos
modes de communication par exemple aujourd’hui on parle de façon
beaucoup plus courte on s’exprime avec des phrases beaucoup plus courtes
par exemple je vois des gens avec les téléphones ou à des jeux et j’en
suis sûr en train de twitter est reporté déjà en live les propos qui
sont voilà soumis à vous aujourd’hui mais aussi en fait il ya la
communication un nouvel aspect qui est de l’instantanéité en fait on
veut que la communication soit partagé de façon très rapide très
immédiate on est aussi dans une ère où en fait on est en train de
l’apprendre à tout faire nous-mêmes un jour on est agent de voyage on
est en train de réserver nos vols sur internet le lendemain on est
banquier on fait nos virement nous mêmes et puis le surlendemain on
dessine des cuisines tant bien que mal et donc il ya vraiment une idée
en fait de désintermédiation et puis pour finir je dirais qu’on est dans
une ère où on est vraiment dans le mode agile donc il nous dans
l’entreprise on le voit tous les jours et en fait on n’essaie plus de
fournir des produits ou de de sortir des campagnes quand elles sont
absolument parfaite ce qu’il y a quelques années encore en essayer
vraiment de faire de faire on sortait pas quelque chose sur le marché si
ce n’était pas parfaitement des guerres et aujourd’hui en fait c’est
complètement l’inversé on sort des ébauches et on peaufine au fur et à
mesure au fil de l’eau on va dire et on s’inspire surtout en fait des
retours des utilisateurs pour améliorer justement voilà le processus
merci sophy stanton vie de vote je voulais rebondir sur cette question
là on vient de parler d’une mère dans laquelle nous a montré alors tout
à l’heure je citais michel serres depuis 2007 en fait si on veut être
dans l’ici et maintenant une nouvelle technologie c’est un terme quand
même très vaste donc au lieu de parler des dix ans qui viennent de
s’écouler est ce que là maintenant on n’est pas en train de vivre un
moment de rupture notamment je pense aux progrès de l’intelligence
artificielle mais pourquoi maintenant on serait plus que jamais en train
de vivre une révolution culturelle et cognitives d’abord bonjour bonjour
à toutes et à tous moi je suis très très très impressionné d’être dans
cet amphi vous je n’ai jamais étudié je suis très impressionné aussi par
le choix du thème qui a été fait par les organisateurs puisque j’ai
l’impression que c’est l’objet même de cette manifestation depuis
qu’elle existe et vous avez cité annabelle 2007 et je vais essayer
d’être d’être le plus pédagogique possible 2007 c’est l’apparition de
l’iphone alors combien d’entre eux montrent un smartphone dans cette
salle lever la main s’il vous plaît voilà retournez vous ne le regardais
la main levée et retournez vous ceux qui sont devant voilà quand on
posait cette question il ya sept à huit ans on était dans un rapport
totalement différent combien d’entre vous ont une petite idée de la
puissance de calcul qu’ils ont du coup dans la main ou dans la poche
c’est 200 fois le créer deux du cea de 1985 et auquel j’ai eu accès
pendant 20 minutes pour faire un calcul en 1990 ça veut dire quoi ça
veut dire que cette révolution ait est un point de basculer de rupture
d’une part en raison de l’abondance excessive de puissance et de
puissance de traitement le deuxième facteur pour lequel on est dans un
fait qui explique qu’on soit dans un coin de bascule totalement
singulier c’est l’accélération et ça en la voix – et je vais y revenir
rapidement et la troisième raison pour laquelle nous sommes dans un
moment de bascule singulier c’est que nous sommes entrés dans ce que
j’appelle l’air de l’incompréhensible ou de l’incommensurable tout ça
c’est fondamentalement est en tout cas d’éclat technologie est en jeu
dictée par trois lois vous en connaissez probablement une mais vous
personne ne sait exactement comment elle se formule c’est la loi de
moore la loi de moore elle vous dit que la puissance de calcul
disponible doublent tous les 18 mois et pas tous les deux ans s’il vous
plaît ce qu’ils écrivent deux ans c’est tous les 18 mois et ça a son
importance parce que ça veut dire que tous les trois ans on a fait x 4
ça veut dire que tous les six ans on a fait frais 16 on est dans une
noix exponentielle léo exponentielle elles sont assez déroutante parce
que nous nous êtres humains nous sommes fondamentalement linéaire depuis
qu’on est sorti de l’histoire cycliques qui se répète je vous renvoie à
mircea eliade et qu’on est rentré dans la vision linéaire de l’humanité
et du progrès on donne la direction ensuite on compte le nombre de pas
et donc on est fondamentalement génétiquement dans une compréhension
linéaire du monde et notre avenir les lois exponentielle nous rattrape
presque elle démarre en général plus bas la courbe exponentielle elle
est en dessous de la droite au début donc ça va lentement et au moment
où elle croise la droite la différence de pente est très très élevé et
donc ça va beaucoup plus vite ça une conséquence qui est toute simple ça
vous êtes très souvent déçu par ce qu’il va arriver dans les deux ans
parce que ça n’arrive pas dans les deux ans ce que vous pensiez qu’il
allait advenir dans les dix ans se produit en général au bout de sept
ans et demi à 8 ans et le problème c’est que ça se produit au bout de
huit ans et un an et demi après ses deux fois plus disponibles que cela
ne vous franchissez le seuil du possible et un an et demi après vous
êtes déjà au delà de une fois de plus vous êtes à deux fois le possible
la loi de metcalfe qui vous dis simplement que la valeur d’un réseau est
en proportion à la mesure du carré de ces noeuds le premier acheteur du
premier téléphone mobile était stupide il n’avait aucune utilité dans la
poche le second lui a rendu service et ainsi de suite et c’est cette loi
qui fait les réseaux sociaux qui fait là la capacité de mobiliser de la
ressource de la puissance de la donner la troisième loi c’est une loi
qui porte sur la donne et qui dit simplement qu’aujourd’hui votre disque
dur ou votre smartphone est devenue la plus grande poubelle numérique de
votre environnement personnel tout simplement parce que le coût marginal
du stockage nuls que du coup le tri et la sélection de ce que vous
stockez est inexistant et je vais juste vous donner de point de
référence le premier c’est que on estime qu’il a fait l’an entre le
début de l’humanité et 2003 on a produit cinq exo peut-être donné et je
reviendrai sur la notion d’ exaoctets en 2010 et la quantité qu’on
produisait en deux jours et là où on revient à 2007 à nouveau c’est que
c’est en 2007 qu on estime que l’humanité s’est mise à produire plus de
données qu’elles étaient capables d’en stocker ce qui veut dire qu’on se
retrouvait avec un excès de données dont on ne savait pas quoi faire et
sur le sur l’un compréhensibilité parce que c’est là que je veux je veux
venir on vient de parler d’exode est ce que quelqu’un aulas dans cette
salle à une représentation intellectuelle de ce que c’est qu’un
exaoctets je ne parle pas de la formule je parle la représentation non
non parce que c’est au delà de ce à quoi on est habitué la seule la
dernière quantité avec laquelle on se sent de familier et je vous
demanderais tout à l’heure de lever le doigt dans la salle ceux d’entre
vous qui sont milliardaires lever le doigt s’il vous plaît et pourtant
et pourtant vous avez à peu près tous une notion assez juste de ce
qu’est un milliard en tout cas vous pouvez le comparer pourquoi parce
que c’est l’unité de compte de la population mondiale c’est l’unité de
compte de la fortune de ceux qui nous impressionne en tout cas de ce que
certains magazines adore classer régulièrement c’est malheureusement
l’unité de compte de nos déficits publics dans la plupart des pays
occidentaux c’est l’unité de compte du pib donc ça reste comment / ap le
problème c’est quand vous allez au delà et on est passé au delà et je
vous invite à lire si vous vous trouvez ça facilement parce qu’on n’a
pas le temps de développer ici un des propos de ray kurzweil quelqu’un
de très contesté donc ça on pourra y revenir aussi mais qui a dit
quelque chose lâche et juste il a parlé de cette notion de deuxième
moitié de l’échiquier pour illustrer la loi de moore et les doigts
exponentielle vous avez une histoire qui traîne dans toutes les cultures
du monde que le roi soit persan que l’empereur soit soit chinois ou
japonais qui est celle du joueur du mercenaire qui vient défier le
puissant à une partie d’échecs et qui lui demande comme rétribution
simple le l’échiquier sur lequel ils viennent de jouer sur la première
case duquel on met un grain de riz ou de blé ou de soja en fonction de
la housse pas cette histoire sur la deuxième de grains sur la troisième
4 et ainsi de suite le problème il ya deux problèmes dans cette histoire
le premier c’est que le suzerain enfin le souverain est ruinée à la fin
puisque les greniers de l’ empire ne suffisent pas à remplir la dernière
case de l’échiquier d’ailleurs qui a disparu sous un amoncellement plus
grand que l’everest fait les quelques vous avez vous verrez c’est on
sort du comment sur abl est ce que quand svali de manière très
intéressante c’est qu’on est en train de franchir la deuxième moitié de
l’échiquier la deuxième moitié l’échiquier ces deux puissances 32 et
c’est là qu’on dès qu’on sort du milliard et c’est là que les chiffres
qu’on se met à manipuler deviennent incompréhensibles et pour moi
l’enjeu de la transmission et le moment singulier de bascule il est là
c’est qu’on a maintenant à disposition des outils dont on ne comprend
pas à quoi il lui servent et dont les auteurs ou dans les concepteurs
font tout pour qu’on ne cherche pas à comprendre à quoi ils servent nous
voilà bien nous sommes dans l’ère du non quantifiable alors anna lou
vous avez fait le pari de l’éducation donc face à ces bouleversements
est-ce que la forme classique de la transmission est a priori périmée
est ce le cas et comment on réinvente la transmission qui est donc le
thème de cette édition de la réussite alors moi je pense que pas du tout
je pense qu’en tout cas la forme fondamental de la transmission qui
passe par l’humain et qui passe par le fait de partager un savoir de
partager l’expérience est toujours le fondement même de la transmission
de l’éducation et de la formation après on a effectivement toutes ces
nouvelles technologies et puis on a tout un environnement et puis on a
aussi une forme fondamentalement qui est en train de changer toutes les
sciences cognitives nous on nous apprennent en permanence la manière
dont on imprime dans notre cerveau imprime le savoir et qui remet en
cause tous les fondamentaux de l’éducation en france c’est à dire que
effectivement les doit pas être dans la transmission passive mais active
on imprime au moment où on utilise est donc entre toutes les avancées
sur le fonctionnement de la mémoire et sur l’impression et la
récupération du savoir montre qu’on devrais je dois changer assez
fondamentalement la manière dont on enseigne donc c’est tout ce qu’on a
vu en termes d’innovation pédagogique de classe inversée de classe
collaborative a aujourd’hui il ya énormément de choses qui sont qui sont
en train de se faire et puis après autour de cette rampillon n’y a pas
énormément tout l’univers des aztèques qui sont en train d’apparaître
alors les aztex il faut définir c’est donc c’est des technologies et les
nouvelles technologies au service de l’éducation mais si on regarde tout
l’atlantique en fait on voit que ce sont enfin moi je reviens un tout
petit peu en arrière là dessus oui c’est exponentiel oui ça va très vite
on sait pas à quel rythme on a plus pour autant ça et ça irrigue
absolument toutes les industries sai réellement tous les métiers mais
c’est un moyen voilà donc c’est un moyen au service d’une vision d’une
action d’une volonté et c’est donc un moment donné c’est le reprendre
quand michel samedi à nous condamne à être intelligent je crois vraiment
que c’est parce qu’il faut remettre cette perception d’un à sa place et
est si jeune et si je vais déjà très vite en avançant dans les idées
là-dessus aujourd’hui la peur des nouvelles technologies ce que ça
engendre c’est parce qu’en réalité pour la première fois dans l’histoire
j’ai le sentiment qu’elles vont plus vite que la pensée donc aujourd’hui
on est en train de les subir et non pas de les penser alors qu’on voit
bien dans les sciences en biologie canton ait des pratiques clonage et
c’est la pensée était vraiment parallèle des avancées technologiques et
poser un cadre alors que là au prétexte que c’était des nouvelles
technologiques allait changer le monde tout le monde a laissé toutes les
intelligences ont été mobilisés sur l’avancée de ces technologies
puisque quand même des humains et des ingénieurs d’arrière pour qu’on
fasse sauter découvertes qu’on est en train de faire et les puissances
de calcul nous aident à aller plus vite mais avec des orientations qui
sont donnés par les humains l’intelligence artificielle derrière il ya
des humains qui sont entrain de l’orienter donc il ya tout ça sauf que
il n’y a pas de mobilisation en parallèle assez puissante parce qu’il y
en a heureusement mais elle n’est pas assez puissante de la pensée pour
se dire quel est le cadre qui va permettre deux alors si je reviens à
l’éducation je vous donne un exemple quand on est directeur d’une école
on entend du matin au soir et alors qu’est ce que vous faites sur les
mook alors les mouches laisse passer le mot à la mode aussi on n’a pas
de bouc on est complètement has been dans l’éducation donc les courlis
les courants l’est de l’asie connaît la suite qui permettent
effectivement et c’est encore une fois un moyen qui permettent d’avoir
accès à toutes les plus belles intelligences dans le monde c’est à dire
que mes étudiants à la webschool ont taxé au cours du maïs y ont accès
aux cours de harvard ont taxé au cours de cette entente s’ils le
souhaitent une fois qu’on a dit ça est ce que il n’ya pas un travail
tout aussi important d’accompagnement du passage de l’enfance à l’âge
adulte pendant la période d’étude donc de l’apprentissage de l’autonomie
qui va permettre de suivre un bouc et effectivement cette génération et
la formation l’autre enjeu est notre défi c’est qu’ils n’auront pas
qu’un seul métier on l’a dit les métiers changent et vont changer plus
en plus vite à la webschool on dit votre métier n’existe pas encore
c’est vous qui allez l’inventer donc c’est vraiment un créateur de
dynamique qui est aussi en cours dans le temps dans ce domaine là et
donc quelles sont les compétences d’apprendre à apprendre qu’est ce que
ça veut dire la compétence d’apprendre à apprendre ça c’est toutes les
questions qu’on est con et aujourd’hui amené à se poser avec de ma part
une très très grande confiance dans le fait que l’humain reste au coeur
de tout cet écosystème que la technologie est un formidable moyen qu’il
donc par lequel et et quand on parle d’intelligence artificielle juste
pour revenir là dessus on est tous en réalité submergé parce que en ce
moment ça bouge très vite et donc on se dit dans tous nos films de
science fiction sont en train de devenir juste à dire qu’il ya une
intelligence artificielle général qui va supplanter l’humain ou en tout
cas moi je peux vous dire pour l’instant l’intelligence artificielle
bouge très vite c’est de l’intelligence artificielle verticale
verticaliser elle est en train d’investir alors on en a tous dans nos
poches aujourd’hui l’intelligence artificielle global qui va s’auto
alimenter qui va dépasser l’humain en tout cas en dehors de quelques
grands se répandant c’est à dire de grandes gueules personne ne s’étonne
à un horizon de temps sur le sujet nous reviendrons sur le sujet de
l’intelligence artificielle l isi je vous en prie je voudrais jouer
réagir je voudrais réagir de seconde sur ce que vient de dire ah tu as
dis un truc très juste qui est que la techno bat plus vite que la pensée
mais elle va plus vite que la pensée individuelle et sa magie un exemple
en tête très claire elle va plus vite du coup que la pensée collective
parce que si déjà individuellement on se sent dépassée comment voulez
vous qu en tant que petit groupe humain on arrive à se faire une idée
juste vous imaginez ce que ça donne à l’échelle d’une nation je vous
fais pas de dessin mais quand on parle du retard des élites sur le
numérique il faut bien comprendre qu’il ya une partie qui est peut-être
de leur faute et d’un excès du bruit c’est d’orgueil mais il y en a une
partie qui s’explique simplement par le fait qu’il ne pouvait pas il
faut bien comprendre que collectivement on a quand rennes encore plus de
retard par rapport à l’individu et moi j’ai un exemple pour souligner
juste la symétrie totale dans laquelle on est quand même puisque tu
parlais de de la techno qui va plus que la pensée mais pour moi il ya un
effet d’échelle c’est que les ingénieurs qui pense ce qu’il est bon pour
toi d’utiliser ce qu’il est bon pour chacun d’entre vous d’utiliser sur
votre smartphone et notamment le design des applications et la manière
dont ce design est fait pour que 150 à 200 fois par jour puisque c’est
ça les statistiques vous le sortir de votre poche pour le consulter ce
nombre d’ingénieurs et de penseurs il est extrêmement réduit je sais pas
si vous vous souvenez mais il ya une mise à jour d’ios sur sur les
iphone qui s’est produit il ya quelques années de ça dans lequel il
avait changé complètement les icônes et le design une petite centaine de
personnes quelque part entre menlo park et cupertino ont décidé ce
jour-là de ce qui était bon qu’un milliard de personnes utilisent c’est
cet effet d’échelle à mon avis auquel il faut qu’on soit extrêmement
attentifs et justes ces personnes là aujourd’hui c’est en train de faire
des mea culpa public parce que la personne qui inventait le like de
facebook s’est exprimé en disant je suis désolé de vous avoir à créer
cet outil d’addiction terrible démission de harris de google etc
aujourd’hui on est vraiment dans le retour de mende saint c’est le je
suis désolé moi qui me frappe je suis et c’est bien comme on est très
très loin de mode et housses quoi on n’est pas très loin lisez harari
vous allez voir j’espère revenir sur la question de l’éducation mais on
aura l’occasion d’y revenir pas de problème donc les est ce que sophie
stanton vous partager cette vision là qui est de dire que les nouvelles
technologies certes nous dépasse sont exponentielles mais ont toute leur
place à l’école mais je pense qu’elles sont vraiment incontournable en
fait vous avez parlé des mouches donc en fait des cours en ligne qui
aujourd’hui se multiplient exponentiellement et mais en fait c’est une
merveilleuse opportunité d’avoir accès justement à l’information à la
connaissance et de pouvoir l’inclure dans l’instruction en fait aux
élèves moi je crois beaucoup en fait à l’éducation hybride je compte que
j’appellerais avec une partie qui est effectivement tire avantage et
profite de toute cette connaissance qui maintenant est à notre portée
mais je pense qu’il faut pas oublier que l’aspect humain est important
et qu’il faut aussi apprendre aux élèves interagir et pas seulement de
façon virtuelle mais de façon bien réelle dans les classes apprendrait
procréer la créativité ça vient aussi par les changes et des changes je
dirais en direct en face à face donc je pense que les professeurs en
fait on déjà aujourd’hui alors un leurs mains des outils qui leur
permettent en fait de mieux comprendre les élèves de mieux appréhender
la meilleure façon pour eux de travailler peut-être de les stimuler à
faire des choses moi j’admire beaucoup le prof de maths de mon fils
–des en cinquième et en fait il a bien compris son audience parce que
il sait très bien que les enfants passent beaucoup de temps sur les
ordinateurs et en fait il leur donne des devoirs à la maison qui sont
notés et les devoirs sont à faire sur l’ordi et hier sera encore mon
fils rentre à la maison et dit à maman prête moi ton ordi faut
absolument que je fasse mon exercice de maths c’est la première chose
qu’il veut faire il a qu’une envie c’est faire son exercice et il ne
fait que ça à tout le caire jusqu’à ce qu’ils aient 20 sur 20 il refait
et refait il refait l’exercice jusqu’à ce qu’ils obtiennent la meilleure
note et en fait il se prend au jeu et je trouve que c’est assez
intéressant d’avoir une approche qui est très adapté en fait aux types
d’élèves à qui on enseigne et moi j’aimerais que mon fils y ait cet
engouement d’avoir la meilleure note de la classe sur toutes les
matières dans l’enseignement un peu plus traditionnel je respire une
transition certains disent que ne pas comprendre le numérique
aujourd’hui c’est être analphabète demain ses partisans du numérique à
l’école des cours de code et de programmation informatique très jeune
est-ce que est ce que le rôle de l’école en tout cas pour les tout
petits c’est pas aussi de former des citoyens instruits éclairé et pas
forcément pensé au marché du travail tout de suite donc certes on ne
connaît pas encore les métiers de demain mais est ce que pour autant ça
veut dire qu’il faut intégrer les nouvelles technologies aussitôt à
l’école je sais pas si c’est exactement là alors c’est mal tombé de me
poser la question moi je suis convaincu que vous voulez avoir le code il
faut la langue française est la langue de la république est l’école de
la république donc là dessus je vais pas alors je sais que en plein
débat mais en plus le code il a évolué 25 fois c’est une langue ça
s’apprend comme les deux langues de temps que notre première langue
commune c’est la langue de la république et les codes de la république
et c’est ça que l’école doit commencer par apprendre en revanche l’école
elle doit aussi profondément se transformer parce que en france deux
piles cp on enseigne en revanche des valeurs qui sont les valeurs de
l’excellence et de la compétition et en est aujourd’hui quand on dit
monde qui bouge révolution des nouvelles technologies on est dans un
mouvement permanent et dans ce mouvement permanent dont encore une fois
en tout cas moi je n’ai pas aucune visibilité sur ou en vain ce que je
sais ce dont je suis convaincu c’est que l’intelligence collective et
red hat ans supérieure à l’intelligence individuelle et qu’il faut donc
aujourd’hui enseignée cette intelligence et à amener cette intelligence
collective or je vous la fait courte et je vous la fais caricatural en
france c’est si tu gagnes qui écrase tout le monde pour gagner c’est
très très bien du monde tu gagnes mais ce qui est important c’est de
gagner or là cette notion de garde victoire 22 voilà deux succès il faut
qu’elles évoluent et il faut que la manière dont on va former dès le cp
là en revanche sur le collaboratif le travail en équipe ça va être
absolument fondamental je voulais juste réagir sur une chose que vous
disiez sophie quand le prof de maths et astucieux parce qu’il utilise
une nouvelle technologie mois à linverse j’ai introduit depuis cette
année un cours que qui est devenu obligatoire pour toutes les majeures
et tous mes étudiants ce qui s’appelle addiction by design et qui veut
qu’ils décortiquent justement tous les modèles d’addiction qui construit
dans un facebook dans un google dans un camp dit crunch dans un voilà et
qui sont structurels alors après on peut les accepter ou pas on peut en
être un acteur ou pas mais voilà dès la première année j’ai introduit un
cours qui s’appelle pensée critique d’invoquer tout ça est magnifique
les doigts t2 zealots que c’est un petit peu de pensée critique donc ça
a déjà et réapprendre parce qu’on l’a on ne l’apprend plus et on peut
vouloir changer le monde être ambitieux et dans les nouvelles
technologies pour autant il est fondamental d’avoir une pensée critique
de la même manière on peut ensuite les accepter en être un acteur ou
décidé justement d’en poser des limites mais la compréhension des
modèles d’addiction qui sont structurels et construit et pensé dans les
nouvelles technologies ça me paraît fondamental qui en ait une prise de
conscience je voulais rebondir sur quelque chose vous avez dit aussi qui
en fait vous avez dit que l’apprentissage du numérique ou du code à
l’école en fait c’était en quelque sorte comme l’apprentissage d’une
langue et moi je suis tout à fait d’accord avec ça et je voulais revenir
là dessus parce qu’aujourd’hui on accepte que il faut enseigner les
langues aux enfants très très jeune ce n’était pas le cas il ya vingt
ans et je moi je pense que c’est fondamental qu’on fasse cet
apprentissage très très tôt aussi pour le numérique à l’école et aussi
parce que ça permet une ouverture d’esprit et moi je pense ça qui compte
le plus en fait c’est d’ouvrir l’esprit des filles aussi parce qu’on a
très très peu de filles qui sont denses effectivement après dans les
filières du scientifique plus du technologique et c’est important en
fait vraiment un stigmate et les filles ne vont pas vers ces filières et
je pense que si on les en introduit en fait voilà l’apprentissage du
numérique à l’école ça va peut-être leur donner envie leur donner le
goût de faire quelque chose qui est au final elles sont aussi légitimes
que les autres à faire pareil je vais laisser la parole au panel aux
étudiants qui ont préparé le débat bonjour bonjour ahmad abdel aziz je
suis étudiant en dernière année à l’epita l’école d’ingénieurs en
informatique fait j’ai une question pour madame sandton de plus en plus
aujourd’hui en fait de nos vies on a de nouvelles technologies qui sont
présentes et cela nécessite une certaine phase d’apprentissage afin
avant qu’elle soit pleinement maîtrisé et j’aimerais savoir en fait
quels sont les enjeux de l’appropriation de ces nouvelles technologies
pour les diversités d’aujourd’hui et de demain merci en fait
l’apprentissage je veux dire c’est quelque chose qu’il faut du temps il
faut s’investir effectivement pour peut-être acquérir les nouvelles
technologies mais vous étiez plusieurs a donné des exemples des
smartphones en fait c’est vrai que quand on passe le temps et prend le
temps de s’éduquer des généralement pas un retour en arrière et donc
c’est bénéfique et moi je dirais que chacun adapte et adoptée par dont
les nouvelles technologies à son rythme selon ses intérêts donc on peut
avoir des intérêts personnels on peut avoir des intérêts professionnels
ou encore des intérêts sociétaux si je développe un peu l’intérêt
personnel en fait ça peut simplement être une grand mère par exemple
qu’à sa petite fille qui est partie au mexique et qui va faire l’effort
d’apprendre à utiliser skype par exemple pour pouvoir communiquer avec
sa petite fille ou encore une autre grand mère qui va parce qu’elle ne
veut pas rester isolé va peut-être se former à l’âge de 70 ans pour
pouvoir poster des blogs en fait sur internet et pouvoir la partager ses
recettes de cuisine avec le reste du monde il ya des exemples sociétaux
rien que j’affectionne particulièrement qui est en fait une association
un exemple d’une association en afrique qui travaille sur la protection
d’une espèce en voie de disparition que sont les rhinocéros est en fait
ils s’appuient sur l’internet des objets pour mettre des colliers autour
de certains animaux pour protéger les rhinocéros est en fait je les aime
bien parce qu’elle assez rigolote c’est pas les rhinocéros qui portait
collier en fait ce sont les autres animaux les girafes les zèbres les
antilopes qui en fait quand les braconneurs arrive on s’est rendu compte
que ces animaux là était très perturbé qui commençait à courir dans tous
les sens et dénoncé un an suivant et en notant les que ces animaux là
commence à avoir une attitude différente qu’on peut protéger les
rhinocéros en allant on l’attrapé des braconneurs donc ça c’est un
exemple concret dans le sociétal et puis pour donner un dernier exemple
donc plus professionnel je donnerai celui par exemple dans le monde de
la banque quand on pourrait enfin même on n’imagine pas c’est réel on
peut utiliser déjà des assistants virtuels ou virtuels qui en fait
répondent aux questions les plus fréquentes des clients pour permettre
en fait aux agents bancaires mais de passer du temps sur voilà des
problématiques plus complexe avec leurs clients et donc d’avoir en
quelque sorte un agent bancaire augmenter sa réponse à votre question
mais une question je vous en prie »

bonjour je m’appelle entonna ramon je
suis étudiant en première année à hec paris et moi j’avais une question
pour monsieur philippe dewost alors depuis la calculatrice jusqu’au
recherche google toutes ces nouvelles technologies nous en donner accès
à des quantités phénoménales l’information mais de ce fait ne peut-on
pas dire qu’on a un perdu de nos capacités cognitives d’analysé et de
modélisation qui s’avère proprement humaine ne peut-on pas dire
finalement que c’était une nouvelle technologie nous rendent moins
humain je pense que c’est une question qui est très juste et qui appelle
probablement une réponse en deux temps la première c’est regarder le
sujet cognitives que vous posez la deuxième c’était opposé l’action de
savoir si l’humain se réduit au quasi inconnu qu’il faut pas c’est ce
que je vais essayer de regarder rapidement fondamentalement nos
capacités cognitives et l’analyse je pense qu’elles elles naissent elles
ont comme point de départ ce que ce qu’en disait très justement tout à
l’heure qui est le recul le regard critique et la capacité à se
distancier de l’outil quand une fois je sans être dystopique ou
pessimiste nous sommes tous aujourd’hui totalement a dit à des outils
dont nous refusons de comprendre le mode d’emploi puisqu’un pas besoin
d’emplois tout le monde vous explique en fait y’a pas besoin de mode
donc et que l’utilisation elle même est d’une certaine manière le mode
d’emploi l’outil il faut voir l’impact que ça va avoir sur la génération
qui vous suit tous ceux d’entre vous qui sont parents et qui pour avoir
la paix dans leur famille laisse un ipad ou un smartphone dans les mains
de leurs enfants feraient bien d’y réfléchir à deux fois et les équipes
est plutôt de quelques briques de lego parce que vous avez des gamins
qui à terme vont vous expliquer que ça le magazine le point qu’on nous a
donné tout à l’heure où que ça ça c’est un ipad qui marchent pas et
personne ne cherchera à comprendre ce qu’on peut faire avec moi j’étais
effaré quand j’étais quand même quand ma dernière fille qui a 13 ans
aujourd’hui avait des cours d’informatique en primaire on enseignait à
l’époque l’informatique commandant ce n’est la biologie on voit des
élèves de primaire en vous montrer un schéma et on vous dira voilà ça
c’est la souris ça c’est l’écran ça c’est le clavier ça c’est la
disquette on vous disait absolument pas ce qu’on pouvait faire avec à
quoi ça servait à quoi ça pouvait servir à l’enfant lui-même donc il ya
cette question de regard critique après la donner la donne et c’est bien
bon quand faut-il savoir à quoi elle sert encore faut-il sera qualifié
je vais prendre deux exemples pour mon pour en essayant je te demande
pas être dystopique 1 le premier exemple remonte à quand au tout début
de wanadoo on s’est posé la question de savoir si on avait proposé à nos
à nos clients d’héberger proposé dès qu’on appelait à l’époque des pages
personnelles c’était les ancêtres des blogs ou pas alors on avait une
trouille éditorial monstrueuse en disant mais si jamais il ya des gens
qui racontent des horreurs ça va engager l’image de france télécom donc
c’est terrifiant et puis on s’est dit non on va on va quand même le
faire et ce qu’on a constaté assez vite c’est une émergence considérable
de contenu produit par un tas de gens dans lesquelles il y avait 99 % de
bruit ou deux trucs totalement inutiles qu’on trouve encore aujourd’hui
sur facebook où tu tape à l’oeil pour moi le sel fils et du bruit et
pourtant c’est la forme dominante de photographies aujourd’hui mais il
faut pas tout jeter à la poubelle parce que si vous enlevez les selphy
ou si vous enlevez cette espèce de bruit auto auto référent et auto
nombriliste il vous reste la pépite qui est le spécialiste des papillons
guyanais qui vit à cayenne depuis 25 ans et qui fait un travail
d’entomologie extraordinaire qui n’est reconnu par personne puisque tout
le monde s’en fout sauf l’un d’entre vous dans la salle qui adore ce
sujet et qui va enfin pouvoir trouver une information qui l’aident à
poursuivre sa propre réflexion ça c’est le premier sujet c’est pas parce
qu’il ya énormément de bruit dans ce dans ce monde que vous n’avez pas
du signal l’enjeu c’est d’arriver à détecter le signal et puis d’autres
l’autre exemple que je peux prendre qui est très récent c’est qui
maintenant une tarte à la crème et c’est l’histoire des faits que news
vous voyez bien qu’on est capable d’alimenter d’amplifier et de générer
des quantités d’informations qui biaise la perception d’un très grand
nombre de gens ce que moins de gens savent c’est que ces informations et
les mécanismes d’amplification et de relais sont totalement automatisés
vous avez un article extraordinaire sur la génération automatique de
vidéo sur youtube dans le seul but est de générer l’audience auprès des
gamins mais ces faits entièrement par des machines c’est devenu voilà
donc la date à la qualité de la latin est quelque chose qui est
fondamentale et face à cela pour avoir du recul je suis convaincu qu’il
ya trois matières fondamentales à remettre au centre du dispositif
éducatif au delà du français parce que sans la langue on est la langue
on est incapable de faire quoi que ce soit et ces trois disciplines sont
les mathématiques la deuxième d’entre elles fondamental c’est la
philosophie et là je vous parle pas de l’histoire des philosophies
récente postindustrielle je ne parle pas de l’histoire du marxisme je
vous parle de la philosophie en tant qu’outil d’appréhension et de
compréhension du monde tel qu’il est et qui mérite largement plus que
les deux heures que j’avais eue en terminale scientifique à l’époque
trop lointaine où j’étais en terminale scientifique et et la troisième
c’est l’enseignement de l’histoire et sans l’enseignement de l’histoire
et de l’histoire profonde fin de l’histoire simultanément profonde
l’histoire de l’émergence des grandes structures de l’humanité et de
l’histoire très récente je prétends qu’il faut commun a commencé à le
faire un cours d’histoire des technologies de ces vingt dernières années
si on veut aider les jeunes si on veut vous aider à comprendre le monde
je vais vous donner un exemple sur l’histoire profonde et je terminerai
après je t’aimerai là-dessus non pas dans bien d’autres un dernier sujet
mais ça me passe un patient sur sur les grandes structures de l’histoire
il ya un slide que je vous invite à découvrir vous le trouverez assez
facilement il faut chercher derrick de kerckhove krk à sauver eux qui
est un néerlandais qui en 2008 pour une slide que j’ai 13 immodestement
juste mise à jour et qui vous représente l’histoire des grands progrès
de l’humanité avec des données qui signifie quelque chose le problème
que nous avons à nouveau c’est que si je vous dis quinze mille ans vous
savez que c’est il ya longtemps mais vous n’êtes pas capables de leur
apporter à quelque chose on commence à raisonner à peu près proprement à
partir de à partir de zéro un peu avant mais en deçà non kirk o’bee
représente cette histoire en termes de génération et là ça devient très
intéressant parce qu’il vous dit que le langage traverse 1700 génération
que l’écrit en travers ce 300 et les crises et c’est le calcul c’est les
villes c’est le comptage des grains dans les sacs de blé 1 c’est super
c’est le point de départ du timbert ans traverse 35 et à partir partir
du la fin du 19e on est à une innovation majeure par génération mais
elle se déploie sur deux ou deux et demi ça veut dire quoi ça veut dire
que jusqu’ici le monde observable par trois générations consécutive
était encore assez large vous pouviez avoir des discussions professeurs
élèves vous pouviez avoir des discussions vous souvenez peut-être de
discussion avec vos grands parents et vos parents ou tous regardés en
n’étant pas d’accord mais c’est pas grave avait eu une conversation dans
lesquels on arrivait à se situer par rapport à la télévision par rapport
à internet les réseaux sociaux c’est devenu un peu difficile et
maintenant ce sont mes enfants qui dépend de mes parents kylie kylie des
bugs et donc le monde observable par une seule génération est devenu
extrêmement extrêmement étroits je termine sur le sujet de la du
cognitif le cognitif n’est pas la seule forme d’intelligence humaine il
ya deux il ya deux domaines et peut-être qu’on y reviendra tout à
l’heure sur lesquels pour moi l’humain reste absolument fondamental et
je suis enclin à nouveau en résonance avec ce que diane vous allez
croire qu’on s’est parlé avant c’est pas vrai l’humain et de capacités
qui sont singulières la première qu’on retrouve dans l’enseignement qui
est la capacité de transmettre et d’inspirer et d’ailleurs la capacité
de transmettre et d’inspirer à très très large échelle que ce soit pour
le meilleur ou pour le pire vous avez dans l’histoire eu dans l’histoire
de l’humanité des idéologies des inspirations artistiques des
comportements qui sont partis d’une seule personne et qui en ont inspiré
ou manipulés peu importe des dizaines de millions voire des milliards
vous pensez aux très grands systèmes religieux actuelle on est dans
l’ordre de grandeurs du milliard d’humains c’est parti d’un point unique
ça aujourd’hui je ne vois pas encore tout de suite une intelligence
artificielle en capacité d’entrée ou bien vous prenez picasso enfin vous
prenez c’était l’article 2 jours enverrait à ça c’était l’article
edouard tétreau et là il ya le 10 novembre bon courage aux ragots qui
voudront copier van gogh ou picasso la personne à laquelle on faisait
référence tout à l’heure avec années qu’on ne nommera pas ici et
probablement dans l’erreur sur ce plan-là dont l’humain une capacité
d’inspiration à très très large échelle autre propriété de l’humain que
le community fnh ne résoudra pas elle est à linverse absolument pas
scalable et c’est la capacité de s’occuper de ceux qui en ont besoin à
la fois moi j’ai mon épouse est thérapeute il est inimaginable qu’elle
puisse recevoir cinq patients à la fois elle les reçoit un par un
pendant trois quarts d’heure et pendant chaque duré trois quarts d’heure
elle leur est entièrement consacré vous ne pouvez pas vous occuper des
plus faibles vous ne pouvez pas remettre essayer de remettre des
personnes debout en le faisant de manière industrielle et là c’est
pareil je pense qu’on est on est aussi dans ce qui fait l’humain et pour
moi c’est un d un dea ou bien dans l’accompagnement scolaire vous ne
pouvez pas dépanner un élève qui est planté sur un sujet en le prenant
pas tout seul vous êtes obligé est donc passé ce qui me donne espoir c2c
deux débordements de l’humain au delà du cognitif avec au milieu cette
réserve sur la qualité de la donnée qui fait qu on me dit je suis pas si
j’étais très clair mais la question le micro en effet

alors anne donc
merci pour vos interventions diverses qui sont vraiment passionnante et
on se posait la question justement pour former les managers donc
résolument en phase avec le temps actuel et qui serait capable du coup
de naviguer dans le monde de l’innovation technologique permanente la
formation d’aujourd’hui est elle la meilleure façon de se prémunir de la
dystopie programmés dont on essaie de ne pas parler mais qui reste un
risque potentiel pour notre futur à venir je crois que j’ai déjà
commencé à répondre avant moi je vais essayer de vous répondre avec un
exemple encore une fois moi la question à laquelle je ne sais pas
complètement répondre c’est et que j’ai posé comme un fondamental comme
vraiment un socle de ma vision pour mon école c’est leur apprendre à
apprendre puisque encore une fois ils vont devoir évoluer et apprendre
beaucoup de choses beaucoup plus de choses dans leur carrière que nous
avons eues faire dans ce parce qu on a vécu une période avec beaucoup
moins de changements defacto donc c’est vraiment cet enjeu là cet enjeu
là en fait elle passe par le fait de leur donner beaucoup de méthode et
beaucoup de savoir être autant que de savoir faire donc c’est l’
équilibre global dans une dans une pédagogie en réalité donc la folle la
formation est un est un métier on doit transmettre et valider des
acquisitions de compétences alors avant disait on va valider la
compétence de quelque chose d’extrêmement tangible aujourd’hui on a
aussi des softs qu’ils ont doit valider et on doit aussi validé
l’acquisition de métaux et de savoir-être donc ça c’est vraiment c’est
un enjeu et c’est un enjeu qui fait évoluer la pédagogie par ailleurs on
parle du main en fin juste pour répondre là dessus moi je crois que ce
qui est formidable c’est qu’une promo c’est une communauté alors une
école c’est encore plus une communauté et aujourd’hui il ya de plus là
où les nouvelles technologies sont formidables c’est qu’elles permettent
à cette communauté d’avoir un formidable levier pour s’aider les uns les
autres je reviens à cette question des mook moi on m’a tellement
interrogé pour me dire pourquoi vous en faites pas un est-ce que vous
avez votre mobile ce que vous faites en matière de mouscron à aucun
moment je me suis dit faut que je prenne le sujet parce que sinon je
suppose être une école innovante visiblement je passe vraiment pour une
con j’ai pas fais mon book bon et en même temps j’ai regardé ce qui se
faisait et quand même ce qui se fait tellement bien qu’est-ce qu’elle
parole supplémentaire at-on à mettre en place dans ce dans ce paysage et
donc j’ai opté et on a mis en place tout un procès ce qui a pris six
mois et qui est aboutie maintenant de co design avec les étudiants 20 à
10 alors on fait quoi et on a réagi avec une équipe d’étudiants qui
étaient volontaires et on s’est dit en fait il ya effectivement des
situations très clair dans un parcours pédagogique ou leur utilisation
combien pertinente après ils ont très vite élargie l’on dit en fait y’a
pas que les mous qu il ya en réalité des vidéos il ya des certificats ya
d’autres médias et d’autres d’autres savoirs disponibles grâce aux
nouvelles technologies qu’on peut utiliser et après ils nous ont
identifié quatre situations qu’on a travaillé avec eux
l’approfondissement moi je suis un étudiant je suis sortie d’un cours
j’ai trouvé ça passionnant jusqu’à la fin de l’année il ya plus de cours
là dessus et je suis pas satisfait oui mais en même temps donc on a
construit une maquette pédagogique il ya beaucoup de choses à enseigner
mais chaque fois il va retrouver les ressources pour aller plus loin et
pour aller dans l’approfondissement et là on a une vraie capacité à
accompagner il ya le soutien à linverse j’ai rien compris je suis un peu
paumé je suis en retard et là d’une part la communauté des étudiants
grâce à des bateaux mais également les ressources disponibles sont
fantastiques pour apporter du soutien il ya des situations plus
intéressante pour moi ils ont identifié une situation de télétravail en
réalité c’est aussi l’avenir et il ya des étudiants il n’y a rien de
pire dans une salle de classe qu’un étudiant qui maîtrisent déjà qui a
déjà validé acquis la compétence qui s’emmerdent qui fout le bordel pour
tous les autres donc – dallas cowboys ont effectivement compter devenez
pas ne venaient pas en cours mais c’est avec notre autorisation et nous
devons valider la compétence donc on a identifié les certificats aux les
mots que vous devrez faire en autonomie donc vous allez avoir la
question de l’autonomie qu’on va retrouver dans les nouveaux modes de
travail sains et en même temps nous on fait notre métier c’est qu’on
valide bien que vous avez acquis cette compétence que vous prétendez
avoir parce qu’un en donner et puis il ya le rattrapage parce qu’en
réalité on peut tout à fait plutôt que faire revenir manière bêtes des
étudiants rattrapage on a construit toute une plateforme est en fait on
leur dise pour attraper la pour attraper tel ou tel telle matière hôtel
de crédit ou cds vous devez aller sur des boucles donc on voit bien
qu’il ya un formidable potentiel et ce qui a été très intéressant c’est
que les étudiants qui on a fait ce qu au design son gouvernement il ya
des cours quelle que soit la situation le prof l’intervenant est
tellement crucial et clé il est tellement l’acteur qui nous a ouvert les
yeux qu’il est pour nous essentiel de nous assurer que tous nos
camarades et la peau l’opportunité de le rencontrer et donc à aucun
moment il doit être substituables et ce sont eux qui ont fait en réalité
le choix des cours où personne n’avait le droit de ne pas venir parce
que c’était un cours transformant du en fait du fait de la personnalité
de l’intervenant de sa capacité humaine à être un formidable pédagogue
et transmettre ce savoir voyez il ya vraiment tout donc où je crois que
la formation doit évoluer qu’on va retrouver des fondamentaux et dans
ses fondamentaux il ya on accompagne de l’enfance et puis alors pour
moins dans l’enseignement supérieur des transitions fondamental dans
l’évolution de l’humain de l’individu et c’est cet accompagnement passe
par du savoir faire je reviens à ça mais beaucoup de savoir être et par
ailleurs dans l’enseignement supérieur mais aussi d’en avant la méthode
et des structures qui vont permettre d’acquérir une vraie autonomie par
rapport à sa propre vie j’aime à dire que moi c’est mon métier c’est de
redonner le pouvoir à eux sur leur vie professionnelle et que j’amène la
subissent donc à voir ce choix là c’est être en détention de ses
savoir-faire de ses avoirs à savoir être et de ses méthodes qui vont
leur permettre d’avoir le pouvoir de toute la question n’était pas
adressée mais le management me passionne énormément ne peux pas
m’empêcher d’intervenir et moi je dis toujours les managers j’en ai dans
les salles en fait dans managers ont dit people manager il ya le mot
people et donc c’est tout centré autour de l’humain au bout du compte
les managers et gère des équipes et gère des individus et ils sont là
pour détecter les talents des cv aussi des professionnels qui peuvent
être en difficulté et puis les aider voilà surmonter ses difficultés
leur donner des outils peut-être même leur conseiller de changer de voie
et puis il faut pas oublier qu’on est dans les entreprises aujourd’hui
je pense qu’elle n’a pas une qui soit pas en transformation et quand des
entreprises sans transformation ça veut dire que les collaborateurs
doivent changer changer de rôle souvent faire des rôles différents de ce
qu’ils ont pu faire avant et donc il est très important pour le manager
d’être équipé en fait à pouvoir conseiller les collaborateurs a décelé
en fait les compétences qu’ils ont aujourd’hui celle d’ dont ils
pourraient avoir besoin demain vu comment les choses changent dans
l’entreprise et donc de les aider déjà à construire un plan de formation
pour être mieux préparé à l’avenir là vous allez définit-il
définitivement croire qu’on a dîné avec anne hier soir l’exemple
l’exemple que l’exemple qu’incarne and de la faculté de monter une
nouvelle école de monter un nouveau parcours de formation qui gardent ce
souci de pédagogie sur l’ensemble des grandes transitions de la vie du
jeune adulte c’est un exemple qui est intéressant parce qu’il va il va
là aussi un peu percuté et gratter et chatouiller voire choquer notre
notre modèle français d’éducation pyramidale extrêmement normes et avec
cette espèce de maladies génétiques on partage tous depuis quelques
siècles qui s’appelle des cartes puisque nous on aime bien faire entrer
des trucs dans des cases du coup on aime bien faire entrer des humains
dans des cases voir des humains dans des profils et tout est totalement
normes et est donc un humain ou un profil qui appartiendrait à deux
disciplines à la fois cédé commence à s’y faire mais on a eu beaucoup de
mal pendant très longtemps et ce n’est pas encore très reconnue sur le
plan académique et moi je voudrais ici comme disent les anglo saxons pay
tribute à de nouvelles formes d’éducation et à de nouveaux types de
formation à titre personnel je ne comprends pas pourquoi en 2017 des
écoles telles que les pitas ou l’epitech ne font pas partie du
classement des grandes écoles du groupe à puisque vous découvrez qu’il
ya un groupe à ce qui veut dire qu’il ya un groupe b d’ailleurs ce qui
est ce qu’il est encore très français mais je comprends pas ça veut dire
qu’on a un problème avec l’informatique et qu’on continue à considérer
que c’est pas une science alors que nos amis anglo-saxons appellent ça
comme futur sensus mais on n’a pas le temps d’en parler on verra ça plus
tard en revanche qui est très important c’est que c’est pas parce que il
faut reconnaître et valoriser des modes de formation et des types
d’enseignement extrêmement large je pense que le code aujourd’hui c’est
une matière qui est fondamental aller jusqu’à par opportunisme politique
aux communes acte communicationnel expliqué qu’il faut enseigner le code
partout aux enfants de mon point de vue c’est stupide leur donner accès
à cette possibilité s’ils ont la curiosité très tôt oui bien sûr
exactement comme moi quand j’étais gamin j’ai eu la chance d’avoir des
lego et lego vous apprenez la contrainte comme par hasard si c’est
toujours utilisé en grandes entreprises le code vous apprenez la
contrainte mais ça ça ne colle que pour des enfants pour des jeunes qui
ont besoin de se stimuler et de se confronter à ce que c’est que créer
sous contrainte donc imposé le code à tout le monde en primaire pour moi
c’est probablement pas forcément le meilleur service à rendre à des
enfants dans les amas peut-être mais a joué juste

faut interrompre
excusez moi mais en fait ce qu’il est important de comprendre c’est
qu’on n’est pas égal en fait face aux opportunités si on donne pas
l’opportunité à tous les enfants filles et garçons de pouvoir toucher à
cette technologie est en fait je vais vous donner un exemple on était à
la cité des sciences il ya pas très longtemps et le week-end s’est
ouvert au public donc là pendant la semaine en reçoit les enfants des
écoles et donc là tout le monde l’opportunité de toucher les petits
robots en lego puisque vous en parliez et qui voit là on apprend aux
enfants en fait à monter les lego leur apprendre à les faire avancer a
tourné et c’est donc il touche concrètement est ce que ça veut dire que
de programmer et donc tous les enfants le font hélas les filles nous
disent 1 mais c’est sympa la programmation c’est ça mais c’est bien mais
en fait moi aussi je peux le faire et deux jours après on a le grand
public qui vient hélas je peux vous dire il n’y a pas une fille qui
rendent sur le stand ibm parce qu’en fait elles savent pas qu’elles sont
intéressés et on est obligé donc les garçons ils voient le stand de loin
ils accourent et ils viennent jouer ils viennent programme et les filles
il faut qu’on aille les chercher et qu’on leur dise mais si toi aussi tu
peux bien et il faut vraiment les employés et c’est pour ça que je dis
que c’est hyper important que à l’école on instruisent nos enfants mais
sur la programmation c’est à cette boule là des parents aussi et c’est
le boulot de la presse voilà je je crois réellement que c’est un sujet
qui me tient extrêmement à coeur je passe mon temps à essayer de faire
augmenter le nombre de filles dans mon école bien sûr mais dans les
écoles en général il ya il ya quelque chose de très de très complexe
autour de ça mais pour moi c’est de ça dépasse fin c’est un c’est un
phénomène sociétal où tous les acteurs et on n’est pas du tout dans le
débat d’aujourd’hui pardon mais tout on a tous une responsabilité sur le
sujet absolument tous et effectivement dans quasiment toutes les écoles
ceci dit maintenant ils ont astucieusement à l’école en collège
transformé les cours de techno dans des cours de scratch autre chose
comme ça et ça se passe très bien pour tout le monde et effectivement
cet apprentissage de l’univers du code il se fait dans les cours de
techno et ça me paraît ça me paraît la très très légitime la question
c’est de se dire quelle est sa place en tout cas cette place là je la
trouve super légitime et je suis d’accord avec vous que on peut pas
juste le zapper c’est en effet pas exactement le sujet mais on nous a
provoqué et j’ai moi même assisté à un cours enfin je suis allé avec des
troisièmes qui apprenaient le code est clairement il y avait un enjeu
pour intéresser les filles pour leur montrer que c’était tout autant
pour elle que pour les garçons vous avez sans doute une dernière
question je pense bonjour merci à leur piteux raid élèves à 136 pellec
donc je serai un peu parler un peu plus de métaphysique aujourd’hui les
nouvelles technologies croît sans cesse en puissance en capacité mais
aussi en complexité peut penser notamment aux machine learning par
exemple leader dans le domaine mais on ne comprend plus comment les
machines répondent aux problèmes qu’on leur soumet à ce moment là
comment faire face à ces boîtes noires comment ne pas se sentir obsolète
vous allez terrain glissant d’abord je n’ai pas du tout d’accord avec le
post il a donc voilà je suis pas du tout dans plus d’accord avec le fait
de dire que ce sont des boîtes noires est en fait quand on comprend
comment on apprend en machine à apprendre parce qu’aujourd’hui c’est
quand même l’homme qui apprend aux machines à apprendre à tout à l’heure
souligné en fait l’homme créé dagory et il donne aussi la data c’est lui
qui est source de la donne et qui ensuite est ingurgité dans le système
et au début de l’apprentissage qui est important à comprendre c’est que
l’homme valide les réponses de l’ordinateur en fait et dit oui tu as
raison non tu as tort et voilà pourquoi et c’est comme ça que la machine
apprend c’est à travers l’éducation que l’homme fait à la machine et
c’est ensuite une fois que cette machine colom a éduqué la machine que
après il peut s’appuyer sur cette machine et augmenter sa propre
intelligence pour pouvoir profiter pleinement en fait de la capacité de
cette machine à pouvoir gérer toutes les données de façon très très
rapide et qui ne seraient pas capables lui-même d’ingurgiter dans ce
temps là mais en fait moi je pense vraiment que en arriverait au même
résultat si un être humain ingurgiter le même enfin les mêmes données on
arriverait au même résultat vous parce que c’est l’homme qui a nourri
cette machine et l’autre chose là où je suis vraiment pas d’accord c’est
quand vous dites on fait en tout cas pour les systèmes que je connais à
ibm vous vous dites en fait on ne sait plus en fait sur quoi est basée
le résultat c’est totalement faux puisque en fait en tout cas nos
systèmes il donne un taux en fait deux pendant dix 10 par mois je te
donne cette réponse elle est basée sur tels faits et d’ailleurs je te
dis que je suis sûr à 95 % où je suis sûr à 20% que ma réponse est
correcte et c’est à l’homme en traits de tenir compte de ce taux de
fiabilité et de dire ben moi je crois l’ordinateur ou non finalement je
vais aller voir ailleurs je vais pas me servir de ce qu’il m’a dit donc
ça c’est hyper important est la raison pour laquelle je suis pas du tout
d’accord avec le mot boîtes noires même si nos ordis son nom chez ibm
mais non en fait ce qui était important de comprendre c’est que c’est
que enfin les papilles boîtes noires qu’un être humain vous savez pas ce
que je pense en ce moment donc que je crois que j’étais assez clair mais
je sais pas trop ce que vous pensez non plus donc voilà on pourrait dire
aussi que c’est une boîte noire est en fait la raison pour laquelle je
pense que c’est pas vrai c’est parce que on a édicté en fait des
principaux tours de simples pour justement que ce ne soit pas une boîte
noire et donc on a édicté trois principes c’est l’intention la
transparence et l’information l’intention pourquoi parce qu’il faut dire
aux gens pourquoi on veut que les machines après drame apprendre et pour
nous c’est clairement l’intention c’est d’augmenter l’intelligence de
l’homme ni plus ni moins la transparence parce que là dedans c’est des
données on en a un peu parlé mais c’est des données qui sont pelés il
faut être transparent sur la source des données pourquoi on utilise ces
données là et surtout il faut s’assurer qu’on fait ces données restent
la propriété de personne pour l’utilisation de ce qu’on en fait et qu’on
va pas la patte à la partager à tord et à travers avec n’importe qui et
puis le dernier sujet d’informations puisqu’on est dans le carré mandant
sujet mais c’est un des trois de principe qui est de dire eh bien les
technologies font évoluer les métiers et demain il y aura beaucoup plus
de métiers qui sont basés sur l’intelligence artificielle et nous on a
une responsabilité de faire en sorte que les gens soient formés et qu’on
les aide à trouver des passerelles dans ces nouveaux métiers si je peux
me permettre il ya bien des il ya bien des cas la presse ce fait en
permanence les co 2 des performances d intelligence artificielle il ya
bien des cas où on est incapable de de retracer le chemin de
raisonnement même si une machine ne raisonne pas mais d’une machine je
verrai cela avec toute l’affection et le respect que j’ai pour vous
annabelle je pense que sur ces sujets compliqués et je vais reprendre ce
qu’on a dit tout à l’heure des jacno individuellement on a un peu de mal
à suivre et à comprendre les organisations collectives ont un peu plus
de mal encore à suivre et à comprendre et d’après son fait partie
notamment dans 6 et encore la presse d’après s’est épargné parce qu’elle
en fait elle et elle est épargné parce qu’elle a encore un peu plus de
temps de reculer de temps de réflexion que les médias à chaud qui eux
pour le coup de réfléchi ce n’est plus un conçois qu’on soit bien
d’accord là dessus j’ai beaucoup d’affection pourrait aussi mais de
temps en temps d’affection ce n’est pas forcément au séparables d’un
petit peu d’exigences en l’occurrence en l’occurrence en l’occurrence
autre que c’est important ce qui est vrai ce qui est vrai c’est qu’on
comprend il ya certaine classe d’intelligence artificielle ou certaines
méthodes dont assez rapidement on ne comprend plus comment elle
fonctionne c’est le cas notamment des réseaux de neurones et de
l’apprentissage profond dès qu’on n’est pas capable de on n’est pas
capable d’inférer de manière déterministe ce qui a conduit le réseau de
neurones à classifier telle image dans telle ou telle catégorie mais là
je crois que ce fille a tout à fait raison l’intelligence humaine n’est
pas plus déterministe de ce point de vue là il reste quelque chose
d’assez particulier que les anciens appelaient l’anima où l’esprit qui
n’est pas exactement réductible à la partie cognitives algorithmique
d’une couche de neurones humains et moi pour ma part je voudrais vous
renvoyer à juste deux conseils de lecture et une remarque premiers
conseils de lecture allait regarder ce qu’écrit ou des interventions de
rands indie sur ces sujets là qui est à mon avis assez précis et moi
j’ai retenu d’une de ses dernières interventions un quelque chose
d’assez intéressant c’est que sur les cas moyens c’est à dire sur tous
les cas qui sont des cas quasi nominaux en termes de reconnaissance de
détection de maladies d’anomalies et c’est la machine aujourd’hui et
notamment watson est infiniment plus efficace et plus juste ils se
trompent moins souvent que l’humain est ce que l’humain au bout d’un
moment le radiologue au bout d’un moment il a l’oeil qui fatiguent il a
besoin de vitamine c watson il n’y a pas besoin maintenant il est en
permanence au top de ses capacités je dis pas ça pour faire la pub à ibm
et mais il ya 7 7 7 cette performance est vrai qu il dit voilà
al’inverse sur les cas limites sur les cas limites c’est à dire les
trucs dont on n’est pas complètement sûr et qui nécessiteraient
peut-être un examen complémentaire ou qui font penser aux radiologues à
quelque chose qui l’a vu il ya 15 ans sur un patient qui était pour
lequel ça c’est finalement eu malheureusement très très mal terminée sur
les cas limites il reste des erreurs il ya des erreurs d’appréciation
humaines dans les deux sens ya des faux positifs et des faux négatifs
mais l’humain se débrouillent mieux que la machine est donc je pense que
dans un très grand nombre de cas c’est dans le réglage astucieux de la
coopération entre l’humain et la machine selon le type de cas qu’on aura
une efficacité qui permettra à soit dit en passant au radiologue de se
concentrer sur là où son arrêt le plus le plus performant avec une
limite c’est dans la formation parce que pour apprendre à être capable
de détecter des cas limites on sait pas encore très bien aujourd’hui
combien de cas normaux il aura fallu qu’ils ingurgitent pour être en
mesure justement d’exercer son jugement et sont à est mon deuxième
conseil de lecture en reprenant les trois principes qualité sophie c’est
qu’en fait tout ça ça nous ramène à asimov et je vous combien d’entre
vous on lui a dit mme of bon ça rassure tous les autres donc il ya quand
même la moitié de la salle à les relire les lois de la robotique parce
que ça dit quelque chose du caractère totalement visionnaire et
singulier de ce que ce garçon avait à l’époque vous de poser des
questions je toute petite précision parce qu’on a juste un quart d’heure
on accepte toutes les questions toutes les remarques si elles sont
suivies d’une question et vous pouvez aussi vous présenter au début de
votre réseau parole 4 la saison je vous entends des enfants actuels les
enfants de demain comment les accompagner au piano c’est très compliqué
je suis super mal placé pour vous répondre moi puisque moi je les prends
quand ils ont passé le bac 1 en même temps j’ai une fille de 12 ans donc
je suis en plein dans vos enjeux donc mais ça ça qu’une réaction de mr
donc je touche un petit peu qui réfléchit un peu au sujet mais mais je
crois que ce que vous dites est extrêmement vrai c’est à dire que le je
sais pas si vous certains d’entre vous ont vu black mirror et notamment
le l’épisode absolument terrifiant sur la cote de popularité voilà c’est
c’est terrible et et quand on est bien sûr c’est donc c’est de la
science fiction pour nous faire réfléchir en l’occurrence puisque cette
cote de popularité induit qu’on ne peut plus avoir accès à des
assurances qu’on peut plus faire ça ça devient ça devient plus fort
qu’une carte d’identité dans son dans ce monde virtuel mais c’est une
forme de réponse que je vous dis moi ce que j’ai choisi de faire sur
l’histoire de l’internet j’ai un dramatique qui est venu me faire trois
conférences à la première année et après j’ai laissé les étudiants
choisir trois épisodes de black mirror pour ensuite avoir une
conversation ensemble sur qu’est ce que ça veut dire est qu’elle leur
posture par rapport à ça je pense que black mirror peut être montré à
l’école et que black mirror peut faire partie peut être un support de
débats plutôt qu’essayer de leur faire des explications extrêmement
complexe il faut aussi qu’on accepte les nouvelles formes d’écriture il
faut aussi qu’on accepte qu aujourd’hui la vidéo est un support de
transmission de savoirs extrêmement puissant et ça aussi notre
génération a évolué là dessus on a pas à dire c’est mal de la manière
qu’on a pas à dire le code c’est mal et on a pas à dire l’ordinateur ça
fait partie de leur vie encore une fois il ya ces nouvelles formes et il
faut savoir trouver la place aussi pour d’autres formes et continuer à
transmettre mais la politique de la popularité l’un problématique de je
suis populaire et des réseaux sociaux par exemple elle est absolument
clé dans la construction de la confiance en soi de nos enfants au moment
de l’adolescence et les réseaux sociaux sont un un pour moi un danger
extrêmement fort en la matière sur lequel il y a un rôle d éducateur et
de tout ce que j’appelle moi la communauté de transmission et qu’ils
sont aussi bien les parents les grands parents que les les intervenants
les apprenants que etc et on a tous une responsabilité collective chacun
dans notre rôle pour arriver à à faire prendre conscience de ça et puis
aussi elle surveillée parce qu’effectivement aujourd’hui il ya des
dérives extrêmement fort parce qu’il ya une puissance de ce média qui
est clairement un danger pour les enfants moi j’ai vu avec beaucoup de
plaisir tous les cours émerger qui sont en train de aujourd’hui se
diffuse dans les écoles sur les passeports internet qui permettent de
comprendre d’une part ces dangers là mais de comprendre aussi les
problématiques d’avoir quelle identité numérique en parce que c’est de
ça dont il s’agit chacun de nos enfants et chacun d’entre nous mais
c’est plus important pour eux chacun de nos enfants a dès l’instant où
il a commencé à jouer avec ces mêmes d’état laissant une identité
numérique et comment est-ce qu’il doit la gérer comment est-ce qu’il
doit vivre avec comment est-ce qu’il doit la surveiller si en réalité ça
qui est un nouvel apprentissage qu’on doit avoir et moi je voulais
ajouter que en fait c’est bon je suis très mal placé pour dire à mes
enfants de palets sur l’ordinateur mais quand même il faut contrôler
surtout contre les ce qu’ils font mais je pense qu’en tant que parent le
plus important c’est la vigilance et parce qu’on n’a pas grandi dans ce
même environnement donc on n’est pas forcément équipés savoir ce qu’il
faut faire ou pas faire est conseillé aux enfants et c’est juste
vraiment d’être vigilants par rapport au code de conduite qu’il faut
avoir sur internet etc sur les réseaux sociaux une réponse rapide à
prendre une autre question après vous avez déjà eu un de vos enfants qui
vous a demandé comment vous faisiez pour vous connecter à internet avant
qu avant les pc ou pas ce que ça commence ça va ça va pour compléter
nous on a quatre enfants qui ont entre 22 et 13 ans moi et en étant
totalement geek depuis le début j’ai été assez mal placé en même temps
assez assez vite confronté à ces enjeux pour moi le pour répondre très
rapidement il faut jamais les laisser seuls ni face à leurs
interrogations ni face aux machines donc chez new line mac il est dans
un lieu de passage où il ya tout le temps du monde pas dans la chambre
et de faim notamment quand ils sont tous jeunes après ça ils ont deux
ordis portables mais en général ils savent pourquoi ils s’en servent et
de l’enjeu fondamental c’est de de ménager du temps de votre temps ce
qui est pas facile et de leur temps ce qui n’est pas facile non plus
pour entretenir développer l’art de la conversation il faut apprendre à
parler il faut leur apprendre à nous parler il faut leur apprendre à
s’ennuyer avec nous il faut leur a il faut il faut développer ici il
faut leur apprendre m’ennuie la créativité elle n’est pas sans ennui il
faut leur apprendre un minimum de rythme chez nous on a un rite qui est
tous conquis et qu on nous a offert un show avec plein de prises pour
recharger les téléphones il est dans le salon et le sort après le dîner
on met nos téléphones sur le saut ça permet un les avoir chargé le
lendemain matin ce qui est plutôt pas mal et d’autres puissants
d’occuper leur apprends de sens critique notamment sur les questions de
popularité puisque la popularité c’est vieux comme le monde le jeu de
cour d’école il est vieux comme le monde simplement il a été multiplié
par 1 milliard et leur apprendre la curation sur les contenus c’est très
important de les accompagner au début parce que et je suis d’accord avec
ce qui a été dit sur la vidéo mais la vidéo c’est comme les textes ou
les sites web auparavant ceseda bibliothèque de babel c’est la
bibliothèque de borgès c’est vous avez c’est comme si je vous jetez
l’ensemble de ce qu’a écrit l’humanité ou que je vous mettais sur un mur
vidéo géant l’ensemble des vidéos produites aujourd’hui ce produit des
millions de fois plus d’heures de vidéos que vous n’avez le temps d’en
consommer la vraie question c’est la curation c’est le choix il n’y a
pas mieux placé même si c’est difficile pour aider à choisir que
quelqu’un qui va non seulement dire ça tu devais regarder mais
évidemment on est dans la posture d’autorité c’est déjà mieux de dire ça
je les ai vus j’ai aimé et je pense que ça pourrait faire plaisir et
l’idéal c’est viens on va regarder ça ensemble notre question la mettez
vos mains comme ça je vous entendre mieux on est dans une des plus
belles au super dans une des plus belles universités au monde et où on
voit juste pour faire schématiquement on voit que la technologie petit à
petit en train de venir nous bouffer tout ce qui nous reste d’histoire
avec un écran qui en train de nous gâcher un tableau qui a l’air
magnifique donc on à la technologie qui prend le pas est de 6,6 vous
pouvez vous le décrire ça m’arrangerait donc quelque part on est dans un
schéma où la technologie vient prendre le dessus sur la culture et sur
des valeurs fondamentales sur l’apprentissage de l’histoire de tout ce
dont on parle est donc la prochaine génération et les prochaines
générations qu’on va créer qu’on va qu’on va informer comment est-ce
qu’elles vont pouvoir s’inscrire un petit peu dans le monde de demain
sans les connaissances clés que nous on a appris que vous vous avez
appris en fait au final on est en train d’apprendre à maîtriser la
technologie alors que ce soit sur du court du moyen ou du long terme la
technologie se maîtrisera tout seul donc quelque part l’apprentissage
qu’on en aura fait ne sera peut-être pas finalement utile donc comment
est-ce que vous j’ai pas envie de vous dire comment est ce que vous
voyez l’avenir de l’éducation mais comment est-ce qu’on va s’en sortir
au milieu de tout ça alors c’est une réaction pour philip devos mais
c’est la question est libre pour n’importe qui je crois que je vais oser
utiliser un mot qui n’a pas été prononcé qui se a priori n’avait pas de
raison d’être prononcé ici aujourd’hui dans cet amphi je pense qu’il va
nous falloir beaucoup d’amour beaucoup beaucoup d’amour en tant que
parent une empathie phénoménal vis-à-vis de ceux qui n’arrivent pas à
suivre et une capacité d’inclusion dont il ne faut surtout pas attendre
que l’état s’en occupe à notre place ça c’est la première chose la
deuxième chose et ça c’est un accompagnement qui va falloir faire et qui
va être très difficile pour nous parce qu’on n’a pas du tout été gaufré
dans ce système là c’est de s’apercevoir que inde et des transitions
fondamentale qu’a apporté la technologie en tant qu’outil c’est qu’elle
a complètement libéré la capacité de faire de faire par soi même de
faire tous au départ est de faire sans demander la permission il
m’arrive de temps en temps d’être sollicités pour intervenir sur un des
sujets culturels et politiques les plus étonnants les plus mystérieux et
les plus compliquées de ce début de millénaire qui sont qui essuient des
crypto monnaie de bitcoin aide à blocs shane est fondamentalement quand
on me demande le le l’exercice impossible parce qu’on est dans ce monde
encore une fois où tout va vite il faut résumer faut pour mettre un truc
compliqué dans une seule phrase et si possible une punchline espère que
ça puisse être repris sur twitter et donc on me dit parfois
expliquez-moi bloqués dans 5 minutes et là je dis voilà ce que j’ai à
vous dire le chêne est la plus belle révolution culturelle et politique
du moment y at il des questions le sujet fondamental est ce que ça
traduit et qui ne date pas de bitcoin c’est celui de la permission quand
linus torvalds décide de commencer à construire le noyau c’est-à-dire le
coeur d’un système d’exploitation totalement libres de droit et d’une
certaine manière se manifeste comme étant le pionnier le oui je sais
c’est pas complètement exacte mais là on n’a pas le temps et en plus je
suis nulle sur le sujet mais mais le point dès le point de départ c’est
l’open source cette démarche consistant à produire du code à très large
échelle à plusieurs et à le partager avec tout le monde sans aucun droit
d’utilisation autre que celui de re faire bénéficier à tout le monde les
modifications que vous y faites ça c’est une révolution radicale elle
part d’un endroit elle part d’un nom c’est linus torvalds quand satoshi
nakamoto non seulement publie son vol peppers qui est visible par tout
le monde sans aucun droit et publie larchitecture qui permet de
développer un système de cache électronique en pair à pair sans aucune
institution centrale de confiance il ne demande la permission à personne
quand un jeune gamin qui sort totalement de nos codes culturels qui
s’appelle vitaliy buts erin canadien d’origine russe lance à l’âge de 19
ans son projet était rhéaume de machines virtuelles mondiale élèves
l’équivalent de 18 millions de dollars pour financer ses développements
il ne demande la permission à personne et quand enfin en 2016 une bande
de fous furieux dont un français ils sont trois cela dit donc ils sont
pas quand même une bande très très développés décident de monter
l’équivalent les jeudis bien l’équivalent parce qu’on n’a pas compris ce
que c’était d’un fonds d’investissement avec vous des aot élève en
quelques semaines l’équivalent de 160 millions de dollars sans aucune
thèse d’investissement sans aucun limited partners sans aucun contrat et
sans aucun agrément d’aucune autorité monétaire qu’elle soit ils n’ont
demandé la permission à personne et ça je pense que c’est pour le coup
un des défis éducatifs fenomeno qu’on va devoir inclure dans cette
démarche très empathique en leur montrant qu’ils peuvent changer le
monde ils peuvent le faire tout seul mais que pour le faire il va
falloir qu’ils aient confiance qui s’appuie sur nous et qu’ils se soient
nourris de ses fondamentaux je suis 100% d’accord et en plus je pense
que là on on se l’est joué tout ça fait peur et notre saint-amand à
notre génération mais c’est quand même je dis à ces nouvelles
technologies c’est une accélération de l’accès à tous les savoirs pour
tout ce qui est extraordinaire quand on parle effectivement de l’enjeu
de l’alphabétisation numérique c’est s’assurer que tout le monde a la
capacité à aller chercher tout ce qui est disponible mais en même temps
je veux dire c’est extraordinaire de voir à quel point tout ça permet
d’avoir accès au meilleurs profs de m aït idder à ceux ci à cela et en
matière d’éducation a énormément de savoir et aussi c’est un moment une
question de prix mais d’accepter le changement de notre part et de prix
se veut positif au négatif j’entendais philippe tout à l’heure par led
et celle ci comme étant la plus grande pollution de données c’est tout
le monde devient des sophie calle en puissance il ya une manière comme
étant positif de loire et se dire chacun devient un instrument de sa
propre représentation et c’est bien ce que fait sophie calle en étendant
les plus belles dents à exécution mais dans ces cas là il faut là où il
faut le rappeler qui était warhol est ce que vous l’avait annoncé c’est
juste le recul nécessaire je suis d’accord mais encore une fois à tous
les moments on peut enfin je veux dire on a aussi un levier
extraordinaire que sont ces nouvelles technologies qu’il faut qu’on
accompagne il faut de la pensée critique il faut effectivement remettre
la philosophie d’histoire mais lier un peu dire les cours il existe un
moment donné c’est comment faire en sorte de recréer de l’appétence pour
ces disciplines parce que les disciplines elles sont là c’est de
l’appétence qui n’est plus là donc l’enjeu de l’enseignement l’enjeu de
l’éducation c’est bien de recréer de l’appétence aujourd’hui la ce que
ce que la perception de ses doutes ses nouvelles technologies et du
smartphone dans la poche c’est en fait j’ai en permanence du loisir et
du divertissement à portée de main et et cse et c’est ce règne du loisir
et du divertissement donc comment est-ce qu’on recrée l’envi et
l’appétence pour la prendre et pour la transmission ça c’est ça c’est le
véritable enjeu et c’est le véritable enjeu encore une fois je le dis de
la communautés apprenantes et la communautés apprenantes c’est
absolument chacun d’entre eux nous dès lors qu’on est par an dès lors
qu’on est intervenants professeurs etc ça fait partie de nos missions
forte ce que tu disais sur les tiges et tout à l’heure sur les sur les
profs le fait que certains des élèves de 10 il est important que tous
suivent le cours de ce professeur là là c’est pareil on a peut-être une
on peut essayer d’accompagner une révolution culturelle au sein de notre
chère éducation nationale pour permettre je dis bien permettent pas
forcément encourager mais permettre la starification avec tous les
guillemets qui vont bien de certains profs reconnaître que certains
profs ont des capacités de transmission d’inspiration et d’entraînement
qui sont supérieures à d’autres ça veut pas dire que les autres sont
mauvais ça veut dire que ça veut juste dire que eux ont une portée et un
potentiel qui est supérieur et pour ça il faut s’affranchir d’un vieux
proverbe japonais qui dit que le cloud qui dépasse appelle le marteau il
nous reste du temps pour une dernière question en face de moi je peux
ils sont de lien entre l’enseignement et l’entreprise merci je voudrais
oui je voudrais faire le lien entre l’enseignement est une entreprise
parce que du coup si j’ai bien compris tout à l’heure madame lahlou 10
et l’intelligence collective elle est supérieure à l’intelligence
individuelle ce à quoi je pense qu’on peut tous à peu près souscrire en
tout bien pensante et dans l’entreprise du coup ma question s’adresse
aux deux personnes donc madame ce canton et monsieur dewost du coup
est-ce que vous souscrivez à cela première partie de la question 2e
comment mesurez-vous est valorisée vous l’intelligence collective versus
l’intelligence individuelle dans l’entreprise au sein des entreprises
dans lesquelles vous travaillez et troisième parties quelle utilisation
des technologies en faites vous du coup vous vous aider à se faire en
240 mo dont moi je vais déjà essayer de répondre sur le thème en fait
dans l’entreprise on essaye vraiment aujourd’hui en tout cas moi
j’essaie de ressuciter la créativité au sein des équipes et donc pour
moi il ya forcément des forces individuelles mais ce qui fait vraiment
le pouvoir ce qui donne toute la force c’est c’est quand les gens
travaillent ensemble collaborent cocquerez et d’ailleurs on le fait
parce qu’entre nous au sein de l’entreprise entre collègues on le fait
aussi avec nos clients maintenant c’est une nouvelle manière en fait de
travailler avec nos clients il est très rare qu’on vend des solutions en
fait à d’autres entreprises sans avoir une phase avec eux de réflexion
de partage de connaissance de ce qu’on a fait pour d’autres clients de
leur montrer concrètement ce qu’on est capable de faire et de co créé
avec eux sur comment ça s’applique dans leur industrie dans leur domaine
pour en relation avec leur propre process leur éthique tout ça est pris
en compte voilà temps dans l’intelligence artificielle qu’on peut mettre
dans une machine et d’en en termes de créativité moi je suis convaincu
en tant que leader qu’ il faut vraiment que les équipes co-créé
travaillent ensemble pour arriver à avoir une émulation avoir un
engagement des employés le collectif en entreprise c’est une dent dans
ma compréhension et dans la dans la manière dont j’essaye de le vivre
dans ma mission actuelle chez léonard dans le groupe vinci c’est de
trouver l’équilibré dynamique n’est pas toujours facile entre
l’autonomie et la permission ce qui suppose pour que ça marche qu’il ya
un très grand degré de partage et qu’on sache que les gens font tout en
les laissant complètement faire très très très très souvent mon équipe
me demande de mon avis sur tel ou tel sujet j’ai pas si mathieu est
encore dans la salle mathieu les flammes inciter encore là dans mathieu
a pris la permission d l’autonomie d’aller d’aller ailleurs c’est très
bien quand de temps en temps il me demande si s’il peut faire ceci ou
cela je lui demande de m’expliquer éventuellement si j’ai rien compris
et 90 dans 90 cas sur cent la réponse est que tu tu sais bien mieux que
moi ce qu’il faut faire vas-y ça c’est la première première chose ça
évidemment ça ne marche ce type d’autonomie et permissions ça ne peut
fonctionner que si vous avez une mission extrêmement claire dans
laquelle les gens se reconnaissent et une des prochaines chose qu’on va
faire dans l’équipe léonard qui est en train de croître à toute vitesse
c’est d’écrire notre propre manifeste j’ai fait comprendre à l’équipe
actuelle qui serait probablement largement minoritaires à la fin d’année
prochaine et que donc il ne reconnaît il ne reconnaîtrait pas le projet
dans lequel ils sont partis le meilleur moyen de faire en sorte qu’ils
s’y reconnaissent c’était d’écrire eux mêmes la charte de ce qu’ils
voulaient faire et de ce qu’ils voulaient qu’on fasse ensemble donc la
mission et la compréhension de ce pourquoi on est là du sens de ce qu’on
fait est fondamentale et ça ça marche évidemment enfin si vous êtes
capable de recruter des gens qui sont meilleurs que vous c’est une
exigence c’est très difficile à vivre parce que quand vous avez été
formaté dans le contrôle vous apercevez que ça va être un peu râpeux ça
va vous demander de vous remettre en question et vous votre le leader
c’est à ce moment là un de les inspirer démotivés et d’être ans en
support et en soutien en permanence quand j’ai rejoint cette équipe
début septembre je leur ai dit écoutez pendant un mois je vais pas vous
parler enfin j’ai pas vous parler je vais pas vous challenge et sur ce
que vous faites je vais apprendre à courir à côté de vous déjà et
surtout pas à vous dire on va changer de direction maintenant que je
sais courir un côté de vous je vais commencer à vous vous pousser à vous
aider à vous filer les vitamines et une fois qu’on aura fait ça qu’on
sera tous en mouvement dans dans la même direction en exécution de ce
qu’on est en train de faire maintenant on fera des pauses et on se
posera la question de l’ on va après et ça tout ça ça ne peut marcher
que si vous avez une mesure et une perception juste de la manière dont
vous allez traiter l’échec parce que tout le monde ne va pas arriver à
suivre tout le monde ne va pas se reconnaître dans ce que vous voulez
faire et il va falloir prendre des décision de se séparer qui ne soit
pas vus comme des échecs ni d’un côté ni de l’autre et qui ne soit
surtout pas vus comme des jugements de valeur sur la qualité des
personnes et ça c’est très difficile encore une fois dans un
environnement culturel que j’ai beaucoup dont je suis issue mais qui a
ses limites qui est l’environnement français dans lequel quand vous avez
échoué quelque part c’est que vous êtes nuls et je vais prendre un
exemple pour terminer dans les programmes qu’on a lancé on a un
programme d’entrepreneuriat dans lequel on permet à une dizaine de
salariés du groupe vinci de se lancer dans quelque chose qui dépasse le
rôle dans lequel ils sont et le métier dans lequel ils sont et de
devenir éprouver leurs projets de nouvelles activités de nouveaux
business que celui ci soit interne ou externe on l’a deux phases de
quatre mois une première phase d’incubation dans lequel on les aide à
affiner leur projet et une phase d’accélération dans laquelle on les
aide à le construire en phase d’incubation il passe 20 % leur temps sur
leur projet ils sont encore assez présent dans l’europe dans leur
business unit en phase d’accélération ils sont à 100% sur le projet et
leur l’équivalent de leurs salaires et de leurs rémunérations et pris en
charge par léonard il faut bien comprendre qu’à chacune des étapes la
sélection initiale qui a eu lieu mi juillet puis l’étape où on passe
d’incubation accélération puis l’étape finale où on fait un business ou
pas sont des étapes dans lesquelles il va y avoir certains que certains
ne franchirons pas et moi mon en jeu c’est d’être en lien permanent avec
leur patron pour leur expliquer qu’il va falloir sauver le soldat ryan
et que ça fait faire partie de leur mission et que si jamais ça échoue
c’est eux qui porteront la responsabilité [Applaudissements] »

First VR Keynote on Blockchain with Giroptic IO 360 camera

This July, I was invited in Stuttgart for the 7th RBVC workshop that was focusing this year on Blockchain and AI. I delivered the opening keynote yesterday and recorded it in 360° thanks to a Giroptic IO camera.

Here is the result, visible in VR on a Chrome / Firefox browser, and best experienced with the Youtube mobile app or any compatible VR headset. It is probably the first immersive 360° VR Blockchain Keynote, as well as my very last one for Caisse Des Dépots.

First @pdewost VR Keynote on Blockchain with Giroptic IO 360 camera

Du Stock, du Flux, et de la Cité

Keynote "Smart City" Digiworld Summit IDATE — 2013

Keynote « Smart City » Digiworld Summit IDATE — 2013

Ce post est une réédition amendée d’une commande du Groupe Caisse Des Dépôts dans le cadre de sa réflexion sur la Smart City, à la croisée des quatre transitions numérique, énergétique et écologique, territoriale et démographique qui structurent la stratégie du Groupe. La version originale a été publiée sur le Hub SmartCity co-opéré par la CDC et ICADE puis sur Forbes France avant d’être de nouveau complétée.
(Disponible également sur LinkedIn et Medium)

Nos représentations contemporaines du monde, et notamment de l’économie et des échanges, recourent souvent à (et parfois opposent) ces deux notions que sont le stock et le flux.

Ainsi, un prisme possible pour saisir le phénomène de la mondialisation consiste à l’appréhender à travers l’accroissement massif des flux de personnes, de marchandises, d’informations, de savoirs et de capitaux échangés entre personnes, entreprises, territoires, villes, nations et continents. Ses impacts sur l’accroissement des inégalités s’apprécient réciproquement via la répartition des stocks de richesse entre ces mêmes acteurs. Thomas Piketty en a fait tout un livre…

La montée en puissance des approches « de flux » au détriment de celles « de stock » se retrouve également dans l’ histoire du savoir qui est celle d’une longue transition entre les bibliothèques qui accumulent et entre lesquelles circulent péniblement des aventuriers, chargés de quelques précieux livres, et qui les acheminent, dans des expéditions durant parfois plusieurs années, vers d’autres lieux où ils seront recopiés.

Désormais une très grande partie du savoir humain est accessible en quelques clics sur Wikipedia qui a eu raison en quelques années des plus grandes encyclopédies auparavant stockées dans la bibliothèque du domicile. A ce titre on lit parfois que « L’information, c’est comme la monnaie, c’est en circulant qu’elle crée de la valeur ».

Plus récemment la musique a connu une évolution similaire. La discothèque s’est d’abord dématérialisée dans nos ordinateurs et baladeurs mp3/iPods avant de « sauter » dans nos téléphones. La notion de bibliothèque musicale numérique est désormais en train de s’effacer avec la montée en puissance du streaming, qui consiste précisément à écouter des flux audio et non naviguer dans un stock de fichiers locaux.

Nos images suivent le même parcours, la boite à chaussures et le stockage local de photos numériques dans un disque dur « s’effaçant » à leur tour au profit de la diffusion instantanée. La percée imposante et récente de la diffusion vidéo en temps réel sur les réseaux sociaux via des outils comme Plussh, Twitter ou Facebook accélère le mouvement qui pourrait ébranler profondément les chaines de télévision, déjà attaquées par le modèle de Netflix.

Même sujet sur le traitement massif des données ; on a cru initialement que le « Big Data » relevait du stockage, or c’est un enjeu de traitement de flux depuis 2007, date à laquelle l’humanité s’est mise à produire plus de données qu’elle ne pouvait en traiter

De nos jours les infrastructures les plus performantes traitent les flux de données en temps réel et en mémoire vive (RAM), tant il est compliqué, coûteux et économiquement incertain de les stocker d’abord en vue de les traiter plus tard.

Quel rapport avec la ville ? Dans une intervention au DigiWorld Summit en 2013 sur le thème de la Smart City, j’avais commencé à esquisser le sujet sur le plan de la circulation, qui peut se déchiffrer comme une tension entre flux de passagers, de marchandises et de véhicules et stock de m2 de voirie et de parkings

On peut en effet regarder la ville comme un point d’accumulation d’êtres humains faisant escale ou société autour de ressources communes, et toujours à la croisée de voies de passage que sont les fleuves ou les grandes routes commerciales terrestres.

Une approche “en stock” insistera sur le rôle de l’eau comme (res)source, les barrières naturelles ou artificielles protégeant les réserves, et décrira d’abord la ville en dénombrant ses habitants ou en s’attachant à leur qualité de vie intra-muros.

Réciproquement une approche “en flux” privilégiera une description de la ville où on entre / sort, où l’on converge pour les grandes foires (ou leur avatar moderne, les conférences), lieux de l’échange et de la circulation des personnes, des biens, des savoirs et des idées. Le flux de visiteurs annuel, marque de l’attractivité, sera alors préféré à la mesure de la population ; la priorité ira aux ponts au détriment des murs.

Dans l’histoire de l’avènement de l’humanité, indissociable de celle des villes, le flux semble précéder le stock; c’est le carrefour qui suscite la muraille, et le marché les greniers.

Si l’écriture est inventée dans la ville de Sumer, c’est d’abord pour compter les quantités contenus dans les sacs et non pour occuper la pénombre d’un scriptorium : l’accumulation du savoir n’est qu’une conséquence de sa circulation

Or l’écrit marque l’essor des villes et de l’ordre « marchand », qui selon Jacques Attali — dans « Une brève histoire de l’avenir » — a connu neuf « cœurs » (neuf formes) successifs associés au développement de neuf technologies dominantes : Bruges et le gouvernail d’étambot, Venise et la caravelle, Anvers et l’imprimerie, Gênes et la comptabilité, Amsterdam et la flûte, Londres et la machine à vapeur, Boston et le moteur à explosion, New York et le moteur électrique, Los Angeles et le microprocesseur.

La ville est souvent traitée comme un « stock » : d’habitants, de foncier, de m2 de bureaux, d’entreprises, de kilomètres de voirie, ou encore de véhicules. Cette approche, nourrie par des statistiques variées et complètes, devient dynamique lorsque d’une année sur l’autre sont comparés ces paramètres et analysée leur évolution.

Une approche complémentaire consiste à regarder la ville comme des « flux », logique moins patrimoniale et sans doute inspirée par le numérique : au lieu de regarder les variations de stock par différences annuelles, il s’agit désormais de plus finement mesurer et qualifier ce qui circule. L’optimisation des flux est ainsi une des clés de la « Smart City » dans « The City of Tomorrow » de Carlo Ratti, Professeur au MIT.

Le premier enjeu de la circulation dans les villes demeure celle de ses habitants et de ses visiteurs, intimement liée — depuis l’invention de l’automobile et des transports en commun — à celle des machines qui les transportent. Qu’il s’agisse de la réorganisation de Paris entreprise par Haussmann, où des villes américaines nées avec ou après l’automobile, le rôle des voies de circulation et leur capacité à écouler les flux sont des éléments critiques du dimensionnement et de la respiration des métropoles. Le terme d’ « artère » ne décrit-il pas le rôle essentiel des voies de circulation et les risques induits par l’équivalent de leurs thromboses ?

Dans ce contexte, on peut s’interroger sur l’allocation optimale de la surface existante dévolue à la circulation, non uniquement en termes d’arbitrages piétons, mais en observant que certaines rues sont occupées presque à moitié par des véhicules immobiles en stationnement résidentiel, ou qu’un tiers de la surface « roulante » est allouée aux transports en commun de surface et est statistiquement soit presque vide, soit encombrée dans la plupart des cas en raison du stationnement inopiné d’un véhicule de livraison… Sur certaines artères à double voie, force est de constater qu’aux heures de pointe la circulation ne s’effectue presque que sur une seule en raison des livraisons qui rendent inutilisable la voie de droite quelques dizaines de mètres avant et après chaque véhicule stationné.

Il serait intéressant de ce point de vue d’ obtenir de la part de Waze la corrélation entre les ralentissements et le nombre de véhicules signalés comme arrêtés sur la chaussée…

De la même manière, expérimenter — a minima aux heures de pointe — l’ouverture des couloirs de bus à tout véhicule transportant 2 personnes ou plus (avec un contrôle automatique aux feux qui ne devrait pas durablement affecter la ventes de poupées gonflables) pourrait donner des résultats aussi intéressants que ceux qu’on observe depuis plus de 30 ans sur l’autoroute 101 entre San Francisco et San José.

Regarder la ville en priorité par ses flux peut ainsi éclairer d’un regard différent les enjeux de la « Smart City », dont les innovations viendront précisément fluidifier la circulation des personnes, de l’énergie, et des biens, limiter les attentes et les congestions en s’assurant que les ressources de transport sont ajustées au mieux à la demande.

Raisonner en flux permet également de mieux anticiper la révolution du stationnement que promet la voiture autonome — qui permettra de déporter « le stock » de véhicules immobiles en dehors des zones congestionnées, pour peu que « le flux » de ces véhicules ne perturbe pas la circulation des autres (mais il peuvent après tout perdre du temps et rentrer au bercail en effectuant si besoin des détours), de mieux dimensionner les « entrées — sorties », d’embrasser les enjeux logistiques du dernier km et de la livraison.

Cette alternance d’approches « en stock » et « en flux » structure également l’économie circulaire urbaine, notamment en ce qui concerne le recyclage / la valorisation de produits à péremption rapide. Dans ce domaine, le rapprochement de l’offre et de la demande que le numérique permet d’opérer en temps quasi réel est un levier majeur surtout s’il permet à des produits de s’insérer dans des flux de transports existants pour atteindre leur destination de revalorisation la plus proche. C’est ce qu’un pioncer comme éQosphère a saisi dès 2012.

Enfin, et pour revenir à l’humain, une conférence comme VIVATechnologie(où j’intervenais l’an dernier en Keynote sur Blockchain) constitue pour une ville une accumulation temporaire d’un “stock” d’humains dans un même lieu, où ceux-ci peuvent se rencontrer, interagir et permettre par la suite du travail et des échanges à distance; c’est à l’âge d’internet et du mobile que le CES bat record sur record à Las Vegas, comme Mobile World Congress à Barcelone. Mais qu’en est-il des “petites” conférences ? Sont-elles condamnées à se localiser dans les plus grandes métropoles afin d’inciter les intervenants étrangers à venir pour d’autres raisons (on peut penser à Paris qui continue de “parler” au subconscient de nombre de speakers professionnels américains) ?

Une solution extrêmement astucieuse a été trouvée par les organisateurs de DLD Münich ; elle consiste précisément, depuis 10 ans, à insérer la conférence dans le flux de prestigieux speakers qui, invités à Davos pour le World Economic Forum, s’y soustraient rarement. La proposition de valeur pour les leaders américains de la technologie devient de ce fait très attractive : plutôt que de bloquer 1 semaine pour effectuer un aller-retour dédié dans une métropole régionale européenne pour une conférence (et quelques rendez-vous), DLD Munich s’insère dans le flux déjà prévu pour Davos ce qui suppose pour les speakers conviés de simplement avancer de quelques jours un déplacement vers l’Europe déjà planifié

DLD Münich raisonne en flux en proposant aux stars de la Silicon Valley de venir répéter leur keynote devant une audience d’un millier de participants déjà acquis à leur propos, avant d’assurer leur transfert vers Davos.

Ceci permet chaque année d’assurer la présence de speakers de premier plan, comme par exemple Jan Koum de WhatsApp, qui a réservé à DLD Munich 2016 la primeur de l’annonce du chiffrement bout en bout sur l’application. Et on retrouve par ailleurs la logique de stock par le rassemblement sur 2 jours et demi d’un millier de participants dans l’enceinte confinée de l’Hypo Vereins Bank dans le centre de Munich, ce qui facilite et encourage le networking.

En conclusion, je suis preneur de vos réactions sur ce flux de mots traduisant un stock d’idées dont plusieurs me sont venues dans un stock de véhicules à l’arrêt

Will Blockchain Technologies The Ultimate Trust Solution ? Keynote at IDATE DigiWorld Summit 2016

Here is the IDATE 2016 DigiWorld Summit closing panel on Blockchain ; the whole conference was revolving around trust hence the title chosen before I engaged in a panel discussion with ConsensysJoseph Lubin and Polychain Capital‘s Olaf Carlson-Wee.

Addressing the question of trust and blockchains requires to remember the context in which Satoshi Nakamoto’s white paper was issued in December 2008 : it was a few months after the subprime crisis and the fall of Lehman Brothers, at a time when the trust in people was extremely challenged, both in their ability to process numbers without mistake, as well as their tendency to operate behind others back. It was a time where libertarians would trust machines and distrust people.

In a way, The Economist’s « The Trust Machine » could be interpreted as « trust the machines / distrust the middle people »

I am thrilled to be back at the Digiworld summit, and by the challenge of getting you into this trust and blockchain prospective conversation with Joseph and Olaf.

The challenge of introducing the topic in 10 min is a huge one, as both trust and blockchains are very flexible and often misunderstood notions.

We have covered many facets of trust across yesterday including trust in the future epitomised by our past icons Igor & Grichka. Still, the essence of trust does rely not in technology but in people first.

How many of you have read Professor Yuval Harari’s « Sapiens » essay ? It is an inspiring and powerful reminder that what made mankind emerge from other species is its unsurpassed ability to cooperate at large scale, and with remote strangers.

Trust is the core enabler for cooperation and applies to people as well as actions.

The analogy used by Marc Andreessen 2,5 years ago, comparing Bitcoin/Blockchain to TCP/IP as we knew it in the 1990’s is a quite interesting one : a usage neutral technology that insiders identified as extremely disruptive and applying potentially to many different use cases, yet not having reached critical mass.

There are at least two core differences though:

  1. Internet is a very efficient information and content copy machine while Blockchain is about transactions
  2. Internet wasn’t as much covered by media as Blockchain is nowadays

Blockchain is a very difficult topic to frame indeed and generates as much misunderstanding as it triggers both fear and enthusiasm.

Why is it difficult ? Because is is incredibly complex, but also because it challenges in lots of ways conventional wisdom.

This is particularly true in large organisations, in the public sector, and in France as we french all share, to various extent, a 17th century cultural genetical disease spread by Descartes.

We french love concepts. We love framing complex issues into simple formulas.

And it turns out Blockchain almost maliciously resists any attempt for intellectual reduction.

Blockchains are about ledgers.

It is transforming, morphing and extending a cornerstone of modern trade and finance : double entry accounting has indeed shaped our modern world for the past 450 years and was invented by Luca Pacioli, a franciscan monk, in Venice.

Blockchain has european roots in this prospect.

Blockchains are about decentralization and this is why Marc Andreessen’s analogy is relevant.

Blockchains are also and beforehand about securing transactions

As we saw Internet is a fantastic copy infrastructure : send an email, send a picture from your smartphone, each time you are duplicating information and content. The media industry knows what this means !

Now lets make an experiment : what if we replace « email » and « snaps » with « $20 » ? In the real world it is an everyday, implicit consensus on the safety of cash and the fact there is no bank note copy machine in any of our pockets.

In the blockchain world, what secures the whole transaction system and avoids double spend is a crypto asset.

Name it Bitcoin, name it Ether, the most secure public blockchain implementations at large scale rely on a digital asset that is both the transaction token and the reward mechanism for securing the ledger and make it untamperable, which means that everybody can trust the transactions that are irrevocably recorded in it.

Blockchains as transaction infrastructures are therefore redefining how we operate trust and reduce frictions in the digital age, but they challenge us all as public blockchains operate on open source software and aside any governmental framework or regulatory body

There might be promises of private / permissioned blockchains, even blockchain without the cryptocurrency, but the fact of the matter is that for now the most robust, resilient blockchains over time involve a cryptocurrency to enable trust (Bitcoin turned 7 in January of this year without having ever been compromised – only its interfaces with the traditional financial world may have been misused and compromised / like gas stations or toll bridges giving access to an autobahn where no accident occurs)

So what makes us so uneasy then when it comes to large organisations or public institutions ? What makes us distrust the trust machine ?

  • It is not only about crypto currencies in my view.
  • It is not only about open source software, which is free, while we still think that « what is free has no value »
  • It is also linked to how all of this emerged in a context of strong distrust in « the system ».

It all has to do about the relationship between trust and permission.

  1. Satoshi published his white paper then instantiated the first Bitcoin node without asking permission to anybody
  2. Vitalik Buterin raised the equivalent of $18 M in a bitcoin crowdfunding sale in 2013 to fund the development of the Ethereum Project without asking permission for what was a the time one of the largest crowdfunding campaigns for a software project.
  3. In spring 2016, TheDAO raised the equivalent of approx. $160 M in what was deemed then as the largest subscription round for a fund. Except such fund had no GPs, no LPs, no investment thesis mentioning a target, no soft cap nor hard cap, no agreement with any regulation agency. The team behind this piece of code (TheDAO was indeed a smart contract running on the Ethereum Blockchain) never asked permission to anybody either.

While « code wins argument » or even « code is law » (including the « code has flaws »), when it comes to move/track assets and value there seems to be some governance needed

So what shall you do ?

  • Be humble
  • Be curious
  • Explore by yourself with no prior assumptions.
  • Be technology agnostic.
  • Explore together as this is about redefining transactions networks

That is what we have launched a year ago with Nadia Filali and 11 partners. We are now 26 in LaBChain and growing and testing uses cases on Bitcoin, Ethereum, and Hyperledger.

I hope by now that you have a better sense of how Blockchains enable trust between machines and could be the foundation of the Internet of transactions.

But will Blockchain technology be the ultimate trust solution ?

To address this tough question I am thrilled to welcome on this panel two specialists. They will introduce themselves much better than I would then we will go through 5 core questions :

1. Trust in people

2 . Trust in code

3. Trust in Oracles and smart contracts

4. Trust in currencies & cryptocurrencies

5. Trust in the future of Blockchains

Thank you, and please give Joseph and Olaf a very warm welcome !

(below is the slide deck used during the keynote)

Blockchains: The End of the Corporation or its Reinvention? OuiShare Fest Panel

I spoke on May 18th at OuiShareFest 2016 edition in a panel with Claire Balva (Blockchain France), Vincent Fily (Microsoft), Arno Laeven (Philips Healthcare) moderated by Benjamin Tincq (OuiShare) and it was amazing how the panelist converged, though coming from substantially different angles.

Here was the initial pitch for the panel :

« The Internet has enabled decentralized exchange of information, but until know, any exchange of value had to rely on a trusted third party, even in the digital economy. With Blockchain Tech, even transactions can be managed in a completely distributed fashion, removing the need for any intermediary at all: it is « the Ultimate Uberization ». Does this mean corporations will eventually disappear, or morph into blockchain-based DAOs – « Decentralized Autonomous Organizations » ? Or in the contrary, will the transparency and efficiency of blockchain technology open a whole range of possibilities for businesses to reinvent their industry, hopefully for the better? »

Hello world!

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Open Compute Keynote de Philippe Dewost a USI 2015 Unexpected Sources of Inspiration

L’édition 2015 de la Conference USI (Unexpected Sources of Inspiration) s’est tenue début Juillet au Carrousel du Louvre et a confirmé son statut de meilleure Conference Tech sur Paris, combinant un site exceptionnel, une audience de plus de 1200 participants très diverse et de très bon niveau, et une palette de speakers dans plusieurs disciplines délivrant une quarantaine d’interventions sur les deux jours. La Caisse des Dépôts était de nouveau partenaire de cette édition avec plus d’une cinquantaine de participants dans le cadre de son programme de transformation digitale.

Open Compute Keynote de Philippe Dewost a USI 2015 Unexpected Sources of Inspiration

François Hisquin, CEO d’Octo et Curateur de la conférence, m’avait demandé d’intervenir sur la thématique d’Open Compute, dont la contribution aux enjeux de la transition énergétique n’est toujours pas correctement appréciée en Europe alors même que nous hébergeons des entreprises extrêmement talentueuses dans ce domaine.

Voici la keynote que j’ai donnée au Carrousel du Louvre le 2 Juillet 2015 à l’USI :

Et pour ceux qui ne peuvent pas mettre le son, voici les slides:

Horizon Computing Solutions a continué de faire murir son projet RuggedPod puisqu’ils sont désormais capables, en partenariat avec un éditeur logiciel français, d’utiliser ce datacenter d’extérieur à PUE de 1 pour déployer des stations de base 4G-LTE à très bas coût.

Open Compute EU Summit keynote

The first Open Compute Europe Summit took place in Paris on October 30 & 31st, 2014, on Ecole Polytechnique‘s campus in Palaiseau.

The european tech scene is catching up on OCP, with pioneers such as Telecity or Enter.it , and is federated by Splitted Desktop System‘s Jean-Marie Verdun.

Here is the keynote I delivered at government’s request, explaining why France is Open (to) Compute (following my April post – in french). Enjoy :

And for those who just want to read, here are the slides:

Open Compute, un Investissement d’Avenir pour le Cloud Souverain et l’industrie française

Scoop.it

Si notre industrie électronique nationale est en retrait depuis longtemps, il reste en revanche en France de nombreux savoir-faire de pointe en matière d’architectures de microprocesseurs, voire de conception de composants. Ces compétences très pointues, formées dans nos meilleures écoles d’ingénieurs et universités, n’ont pas toujours la possibilité de passer à l’action sur le territoire, et sont des recrues faciles pour les entreprises étrangères, qui non seulement leur déroulent le tapis rouge en dollars ou en yuan, mais leur offrent surtout l’environnement dans lequel ils pourront développer et déployer leurs produits et technologies à grande échelle.

Or la souveraineté électronique n’est pas pleinement concevable sans une maitrise des « couches basses » que sont les microprocesseurs, ou encore l’architecture des datacenter au dessus desquels se déploient plateformes logicielles et services applicatifs. Les principaux hérauts du Cloud Computing américains ont tous pour particularité de concevoir eux-mêmes leurs infrastructures, et d’une certaine manière font le contraire de ce qu’ils recommandent à leurs clients.

Comment économiser 1,3 Milliard de $ ? Il suffit de 20 ingénieurs…

La prochaine révolution informatique à grande échelle a démarré à partir du projet OCP (Open Compute Project), démarré en 2011 par Facebook avec le soutien notamment de Microsoft et Goldman Sachs (saviez-vous que cette banque dispose de sa propre équipe d’ingénieurs en charge de concevoir leurs serveurs?) qui ont pour objectif d’être au matériel ce que l’open source est au logiciel. Il s’agit de repartir des besoins des clients finaux et de désintermédier les fabricants (OEM) de serveurs comme HP, Dell ou Lenovo en certifiant directement des configurations matérielles adaptées au client et à ses objectifs de coûts.

OCP est le fruit de la démarche effectuée par Facebook qui aurait, en 2 ans et avec une vingtaine d’ingénieurs, revisité de fond en comble tous les constituants d’un datacenter en vue de réduire les coûts (ce qui est essentiel quand on gère 1,2 milliard d’utilisateurs, et un revenu moyen unitaire de quelques dollars annuels). Les économies de CAPEX sont de l’ordre de 30%, et celles d’OPEX peuvent aller jusqu’à 40%, une part importante de celles-ci étant liée à la consommation électrique du data center. OCP est ainsi une démarche largement éco responsable, qui permet d’abaisser le PUE d’un datacenter (la mesure de son efficacité énergetique) de 1,2 – 1,3 (la moyenne actuelle des « bons » datacenters européens) à 1,03 – 1,07 (le datacenter récemment déployé par Facebook en Suède affiche 1,05).

Un processus de certification confié à des universités

La prochaine étape du déploiement d’OCP passe par un processus de certification permettant à des clients finaux de commander directement des références matérielles à des équipementiers ou à des fondeurs (ODM), pour la plupart asiatiques. Afin de garantir la neutralité de ce processus de certification, la Fondation Open Compute a décidé de le confier exclusivement à des centres de recherche universitaire. Ce choix permet également d’en réduire sensiblement le coût (on parle de quelques milliers de $ par certification ce qui représente une fraction des tarifs habituels), et a l’avantage de faire monter en compétence des chercheurs, universitaires et élèves ingénieurs sur des projets concrets et de pointe.

A ce stade, un premier centre de certification a été annoncé au sein de l’Université d’Austin au Texas (UTSA). Un second devrait suivre en Asie (très probablement à Taiwan ou Hong Kong), et la Fondation s’interroge sur l’opportunité d’ouvrir également un centre européen. Celui-ci pourrait intéresser l’Allemagne ou l’Espagne (Barcelone dispose de fortes compétences dans le domaine), mais il se trouve que la France dispose d’une carte maîtresse…

Où comment une société de 13 personnes a convaincu le patron de la Fondation OCP

La société SDS, startup du plateau de Saclay dirigée par Jean-Marie Verdun (un ancien de Digital Equipment – la puce Alpha pour les historiens – puis de Compaq & HP) dispose d’une très forte compétence dans le domaine puisque ce sont eux qui conçoivent notamment tous les PC en marque blanche vendus par le Groupe Auchan. SDS est, aux côtés de Cloudwatt, un des contributeurs français d’Open Compute, et la qualité de leur participation aux différents symposiums ainsi que leur expertise leur a valu de convaincre Cole Craword, Directeur Executif de la Fondation OCP, de l’opportunité que représentent la France et le plateau de Saclay pour y implanter le Centre Europeen de certification OCP.

SDS estime dans la foulée pouvoir développer une architecture très basse consommation qui pourrait bénéficier à l’ensemble du cloud souverain francais. Au delà de Cloudwatt et Numergy, et de leurs actionnaires industriels, les architectures Open Compute pourraient intéresser l’ensemble des entreprises ayant des besoins massifs de serveurs, que ceux-ci soient privés (nos banques suivant l’exemple de Goldman Sachs cité supra) ou en mode cloud.

Paris – Saclay, nos industriels et le pays ont tout à gagner

Ce projet me semble représentatif d’une ambition industrielle et politique à la fois réaliste (c’est une histoire de compétences à forte capacité d’entrainement) et porteuse d’avenir (il s’agit de participer au prochain volet de l’informatique de puissance et d’entraîner es européens dans l’aventure). Il ne menace pas d’emplois en France (ceux qui ont le plus à craindre de la démarche OCP sont Dell, HP et Lenovo) et permet au contraire d’y fixer des compétences de haut niveau actuellement courtisées à l’étranger. Sa mise en œuvre suppose cependant un timing rapide puisque l’annonce des centres de certification OCP qui viendront compléter celui d’UTSA devrait être effectuée à San Antonio le 7 ou le 8 mai prochains.

Time is of the essence

Tous les ingrédients sont donc là: une PME compétente, reconnue (soutenue par Alain AZAN, Partner émérite de Sofinnova à San Francisco) dynamique et motivée, qui a déjà identifié une école d’ingénieurs partante pour assurer la certification, un acteur du Cloud Souverain (Cloudwatt) mobilisé ; il reste a orchestrer tout l’écosystème en le soutenant.

Une belle histoire de redressement productif ?

Scoop.it

La vidéo qui permet d’approfondir le sujet